LA REINE, LORD SURREY, SIR EVERARD
Sin EVERARD.
Le parlement s'avance, Madame, etl'on conduit Jane Grey dans ces lieux.
LA REi.NK, ô part.
Que sa grandeurd'un jour repasse sous mes yeux ! Apaise-toi, mon cœur. Je vais être vengée! La reine parlera pour lamaute outragée!! Elle monte sur son trône.
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LA REINE, SURREY, le LORD CHANCELIER, LE PARLEMENT.
LA REINE.'
Prenei place, mjlordi... AvecûJcliic,
Chose rare... plusieurs de vous ont protesté Contre ce vain pouvoir qu'un joura vu dissoudre. Nous vous avons mandés pour punir, pour ab-
[soudre :
L'intégrité du juge est la force des rois. On a voulu, mylords, faire mentir mes droits. Blesser des royautés l'antique privilège Est un forfait si grand qu'il tourhc au sacrilège; C'est détruire un pouvoir tout rivé dans le temps. C'est anéantir Dieu dans ses représentants. Tremblez, si de l'eireur l'espoir se réalise. Mon trône renversé renverserait léglise.
Gardez- vous, en jugeant Marie et Jane Grey, D'oublier à quel point le débat est sacré. Gardez-vous d'irriter contre votre faiblesse Le lion catholique accusé de vieillesse. Messeigneurs, il s'agit de savoirs! Luther Des foudres de saint Pierre amoindrira l'éclair. 11 s'agit de savoir, messeigneurs, si cet homme Qui crut sur les esprits peser autant que Rome, Doit mériter le nom de grand événement, Ou n'être pour nous tousqu'un fléau d'un moment. Il a déjà trop loin jeté sa nuit profonde; Vous ;ivez à juger les deux moitiés du monde. Chacun de vous doit voir, calme et sanss'indigner, Si mon père Henri huit ne savait pas régner. Si le sang qu'il versa pour notre croix divine N'a que d'un arbre mort arrosé la racine. S'il nous fautdenosmains jeter aux feiïx maudits Son livre consacré du nom de Léon dix, Etsic'eslvaincment, quand la foi m'accompagne. Qu'on a promis ma main à Philippe d'Espagne. Chacun de vous doit voir dans ce débat mortel Un trône qui s'élève en face d'un autel. La coupable à 1 instant ici va comparaître, Nous daignons lui laisser pour défenseur son maître. Qu'ils viennent.
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