‹ [Magasin théâtralChapitre 1286 sur 1545 · ALBERT, LANDAIS · texte numérisé non relu

ALBERT, LANDAIS

LANDAIS. Ainsi, maître, vous vous êtes décidé à quitter le couvent sans trop de regret?

ALBERT. Avec grande joie, messire.

LANDAIS, souriant. Oui; à votre âge on aime tout ce qui est nouveau; changer, c'est se mouvoir, c'est vivre! tous les lieux sont beaux d'ailleurs, nous portons en nousmêmes notre soleil!... mais plus tard!.... {Un silence. Brusquement.) Avez-vous quelque projet?

ALBERT. Aucun, mcssirc.

LANDAIS. De sorte que vous accepteriez tout emploi ?

ALBERT. Pourvu qu'il n'eût rien de honteux et qu'il pût servir à mon avancement.

LANDAIS, le regardant fixement. Seriez- VQUS ambitieux, enfant?

ALBERT. Oui, messire.

LANDAIS. Et savez-vous ce qu'il faut pour réussir?

ALBERT. Ce qu'il faut pour vivre : souffrir et attendre.

LANDAIS. Vous VOUS scntcz douc bien fort?

ALBERT. J'ai un but!

LANDAJS, lui touchant Vépaule. Vous êtes à moi, jeune homme.

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