GEORGES, TOM
GEORGES. Je vais donc la revoir cette jeune nile <[ui était la compagne de ma sœur, et je dois le l'avouer, Tom, j'éprouve je ne sais quel triste bonheur à nie rapprocher d'elle,
LES ORPHELINES D'ANVERS
qui a eu la même enfance et la même jeunesse que Jeanne. Mais je tremble que, plus tard, maître Berthol n'apprenne, par Marie, que je n'ai pas quitté la Hollande, coinme je lui ai juré de le faire.
TOM. Nous ne dirons pas à Marie que Jeanne a un f'ère, et que tu es ce frère. .. D'ailleurs maître Berthol a bien pris le soin de te séparer de Jeanne, puisqu'ils ont di.sparu tous deux depuis le jour de leur mariage.
GEORGES. N'importe, il m'a fait jurer, ce jour-là, que je partirais.
TOM. Et si tu n'as pas tenu ton serment, c'est moi qui ai dû t'en empêcher, moi qui n'ai pas voulu le laisser quilter^la Hollande, où tu peux seulement trouver peut-être tin jour la réhabililaiion de ton père... Mais voici Marie... Vois donc, Georges, comme elle ressemble à Jeanne.
GEOhGES. Oui, l'on dirait que Dieu, qui leur a donné jusqu'à ce jour le môme sort, se soit complu- à leur donner aussi presque le même visage.
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