I.A MAIN DROITE ET LA MAIN GAUCHE
CHRISTIAN
Avec qui péroriez-vous tantôt? quel était le sujet de votre discours en plein vent?
PALMEK.
Ma noble détresse. Ayant perdu au jeu pendant la traversée l'argent de mon passage, le capitaine me poursuivait à terre pour le payement. Le créancier est amphibie. Que l'aire? que devenir? tous mes amis étaient absents.
CHRISTIAN
Que nous importe cette histoire?
Cette histoire est la réponse à votre question.
CHRISTIAN
Achevez-la vite.
PALMER
Messieurs, ai-je dit alors à la ouïe, y aurait-il parmi vous quelque joueur? Personne ne répond. Le capitaine ne me lâche pas. J'allais désespérer de mon pays, lorsqu'un jeune homme me lance de loin sa bourse, que je renvoie au capitaine. Vous êtes un joueur admirablement précoce, ai-je dit à mon bienfaiteur. Je suis l'amoureux de la reine, m'a-t-il répondu en regagnant l'allée du parc qu'il avait quittée pour venir vers moi. Mais je sais son nom et sa demeure.
cnnisTiAN.
Dans quel but avez-vous pénétré ici sous un tel costume?
PALMER
Ne vous l'ai-je pas dit? dans le but de parler au premier ministre.
CHRISTIAN
Vous pouvez me parler comme à lui-mcme ; je suis son secrétaire intime.
PALMER
Si je l'avais voulu, j'aurais eu le temps de le faire depuis que je suis ici ; car à votre ton de maître, j'ai compris que vous étiez un secrétaire. .Mais je ne m'adresse jamais qu'aux chefs. C'est olus simple.
CHRISTIAN
Capitaine, fouillez cet homme, .e capitaine visite les poches du major Paliner. Il donne à Williem tous les objets qu'il y trouve. ^VILHEM.
Trois portraits de femmes.
PALMER
Toutes trois m'ont trahi ; créatures charmantes !
WILHEM
Un petit livre ayant pour titre : A'éritable inarlinu;alc pour toujours gagner à tous les jeux de hasard.
PALMKii, d'un ton pdnétrt'.
C'est vrai.
cniiisTiAX, avec curiosité, à Pitlmer.
Qu'est-ce qui est vrai?
I AI.MKi;.
Le liUe de l'ouvrairo.