CI.AUS
C'est mieux, madame.
ROnuLPIlINK.
Oui, mon malheureux (ils a une idée (ixe, le suicide... Si jeune, si aimé!... Oui lui a donc inspiré ce dégoût de la vie et la résolution d'en sortir? Le sais-tu, Claus?
LA MAIN DROITE Kl LA MAIN GAUCHE.
Cl.VLS.
i\oi), madame.
RODOLPIUNK.
Mais Wilfrid est toujours avec toiT
CLAUS
C'est moi qui suis avec lui, madame.
RODOLPHINE.
Aurait-il la passion du jeu?
CLAUS
Non, madame.
RODOLPUINB.
Mais où te mène-t-il quand vous sortez?
CLAUS
Dans les jardins publics, dans les parcs des maisons royales, à Grimsladt; je marche jusqu'à ( c qu'il soit fatigué; souvent il me renvoie brusquement.
RCDOLPniNE.
Es-tu quelquefois revenu sur les pas, pour savoir où il allait sans toi ?
CLAUS
Jamais, madame.
RODOLPEINE.
Claus ?
CLAUS
Madame.
RODOLPHIXE.
II faut surveiller mon fils. Je n'en doute pa*, il existe une cause à son chagrin; nous la découvrirons, si tu m'aides; j'attends de toi ce service.
CLAUS
Bien, madame.
RODOLPHIXE.
Mais il ne revient pas... Du haut du belvédère je vais voir s'il arrive. [Rodolpliine revient sur ses pas.) Claus, encore un mot : j'ai un soupçon;
mon fils aime peut-être Il aime, c'est là son
mal, n'est-ce pas?
CLAUS
Oui, madame.
RODOLPiuNE, à part.
Quel homme! il ne dit jamais que ce qu'on lui fait dire, rien de- plus, rien de moins. Maintenant j'attendrai Wilfrid avec moins d'impatience.
Elle sort.
CLAUS, seul.
Va si madame avait ajouté : Ciaus, connais-tu la femme qu'aime mon fils? j'aurais répondu : Oui, madame. Puisqu'elle ne me l'a pas demandé, c'est qu'apparemment elle ne veut pas le savoir, i entends marcher; qui peut venir? le prince llerniann! sitôt aujourd'hui! retirons-nous. Claus rentre dans le cabinet à droite du spectateur.
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