‹ [Magasin théâtralChapitre 1354 sur 1545 · PAI VET · texte numérisé non relu

PAI VET

Voir la reine, lui parler seul et sans témoins.

ÉRIC

Voir la reine! Sais-tu qu'à la fin je pourrais te renvoyer à l'endroit où tu étais ce matin.

PALMtR.

Me renvoyer en prison! tu ne le peux pas. Je t'en défie.

ÉRIC

Je ne le puis pas!

Les invités se promènent au fond.

PALMER

Non, parce que tu es en prison loi-même. Le prisonnier, c'est loi dans ce moment-ci, et l'homme libre et puissant, c'est moi; et tu es dans une prison autrement forte, étroite, verrouillée et gardée que la lourde Karlston. Tes geôliers, les murs de vingt pieds d'épaisseur, les fossés pleins d'eau, les sentinelles armées, ce sont tous ces grands seigneurs, comtes, marquis, ducs, princes qui sont ici, et qui entendraient ma voix si tu me forçais à l'élever pour dire ce que lu crains tant. Est-ce vrai, Eric?

ÉRIC

Mais, Palm.er!

PALMER

Sois tranquille ; un mot imprudent me ferait perdre tous mes avantages.

ÉRIC

Quels avantages?

PALMER

Quand lu seras à terre, je parlerai, s'il en est besoin.

ÉRIC

Comment?

PALMER

Tu ne voulais pas parler devant le n-onde, en voilà, et du meilleur. Pense a la fêle. {A part.) Moi, je pense a la mienne. [Bas, à ]yilhem, qui s'est approché.) Esi-ce l'heure?

vviLHEM, de même.

Pas encore.

PALMER

En ce cas, attendons l'heure.

ÉRIC, qui a salué le monde, apercevarit Christian. Baron Christian!

CHRISTIAN

Monseigneur, à vos ordres.

ÉRIC

Ordonnez que toutes les cinq minutes les valets présentent un verre de vin d'Espagne a cet homme, le major Palmer.

CURISTUN*

Oui, raonseigueur.

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