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SCENE xin

LE VICOMTE PLATEN, LK BAROiN BRAHÉ, LE COMTE NORBERG, LE COMTE GEDDA, LE BARON RAAB.

Ils entrent précipitamment et en désordre, suivis des Iiivilés.

NORBERG

Le comte Éric! le comte Éric!

ÉRIC

Me voilà.

NORBERG

Stoc'Kholm e5l en insurrection; on danse ici, on se bal dans la rue.

Mouvement, cris d'ellroi de tout le monde. Les danses

cessent à l'instant. On entoure le^ Ministres. La foule

accourt des autres salons.

ÉRIC, a l'assemblée.

Calmez-vous, calmez-vous, messieurs; ce n'est rien.

NORBERG

C'est donc le bruit de votre fête qui vous empêche d'entendre les rumeurs de la sédition. Je vous dis que la ville s'est soulevée dans cette nuit d'ivresse pour vous et les vôtres.

PAI.MER

Fête pour tout le monde, monseigneur; chacun s'amuse a sa manière.

ÉRIC

Palmer avec mes ennemis!

PALMUU, bas, à Eric.

Leur chef!

ÉRIC, haS' Toil

MA(-ASI.N îîli'.ATuAr,.

l'Ai.MKiv, lie. même.

¥.0:. qiio In as déj.i lue aux Indrs. cl qui pour cela n'ai :'as voulu momir celte nuit dans la cabane du pilolc

KKU., ù part il sail tout. {A l'aimer.) C est donc une lutte T i'AL.Mi;ii, bus.

A iiiuil 1

Li'.ii'., bas.

Je l'arccptc.

i-l NVillri'l. tous trois riKi-qi

tfi-se de Leiivnnboiirg

, , (iiit ai'fivés et oiitpris

iil;nf.!ii lûto J'iiriv. liunnariii, lua'-iiué, est ('assc dii rôit ;lc Norbera. Le reste «les Invites accourt.

Eiuc.

Mais ]i(iiir({!ii)i la ii:ii^ique csl-cUe suspendue? je suis l'iK'ore niinisirc.

.\()i(Ui'.i;rf.

Trêve aux coups d'éiiiiî^le , comte, qtiand les pniicn irds lui>eiit dans la rue. On crie partout : A bas le coinic Éric! à bas la comtesse de Leuvcnl)i>iirg '. cl, faut-il le dire aussi? on crie :A bas la reine! Savcz-vous ce «(u'on dit encore? qu'il faut iiivc.-lir le prince Ilcrmanu d'un pouvoir

absolu.

m UMAX.N, ci part.

Je ne croyais pas être .si populaire.

Avii.viui), bas, avec rar/e.

I,c prince Herinann sur le trône!

i';nic.

Df^lrôner la reine! tout cela parce que je suis son premier ministre! On insulte, dit-on, la Sncde, et je suis son tuteur! On menace la reine, et je dois la garder! J'en sais plus que vous, comlc Norbcrg ! vous ave/ oublié quelque chose. Les illuminations du palais de la reine devaient cire le phare de l'émeute.. . J'ai mis le phare ici; c'était dire à l'émeute de passer chez moi, de me doîiiicr la préférence, ce qu'elle a fait. Voilà le .«iccret de mon bal. Kl l'on dit que je dors, que je tne berce au bruit de la musique. Vieux léopard suédois . ici! montre les grilTes cachées sons la netfje, lais voir comme tu sais mordre! Ouvrez

celle croisée.

On obéit, l'uic, désignant un (lambeau.

l'réscntc/ ce flambeau à la croisée.

On préseiile le Haiiibcau h la croisée de droite ; aussitôt on entend le canon.

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