TOL'S
Le canon ! c'est le canon !
rmc.
L'amiratilé nie répond. Oui, c'est le canon! et dans ce moment où sa grande voix couvre ma voix, tout le littoral résonne de ses coups; six cents lieues de côtes. Pas une sentinelle qui dorme ! pas une batterie qui n'allonge ses canons ! Suédois il vos pièces! apiiroche qui pourra de ce vaisseau en feu, dont la poupe est ici et la proue partout! C'est ainsi que je danse, messieurs ! ]ri on entend do grands eri-; 'ous la croisée de Palmcr.
Tout le moiidi? s'imiiciii. L'a;^itatinn est au comble. Les
Invités se fornicnt [ar proii|ies eUruyés.
WII IIKM.
Le signal ! donne/ le signal!
l'Ai.MF.ii, allant oi/rrtc la croisée de gauche. J'ai ma croisée aussi. Regardez, messieurs, regardez de ce côté, ce sont les nôtres qui accourent, quarante mille bras! avant une heure ils auront remué la ville de fond en comble et l'auront jetée dans la mer !
ÉRIC, bas, à Palmer.
Palmer! Palmer! qu'as-tu fait?
PALMER , bas, à Éric.
Tu es vaincu ; fuis, tu es perdu.
ÉRIC, bas, à Palmer.
Peut-être.
PALMF.R , bas, à Éric.
Je n'ai plus qu'un signal à donner, mon clinpeau à lancer par cette croisée, qu'un honmie à arrêter, toi! qu'un cri de ifalliement à pousser : Le prince Hermann !
ÉRIC, de même.
Insensé! le prince Hermann, sais-tu qui il es'. ?
PAi-MUR , de même.
Que m'importe!
ÉRIC, de même.
Il est le mari de la reine! et Je voilà!
Il montre Hermann à Palmer.
pai.meh , de même.
Le mari de la reine! infernal Éric! comme tu m'as trompé! comme tu m'as joué 1
ÉRIC
Eh bien, ton peuple?
Avii-HEM, haut.
Oh ! le signal , le signal!
Palmer court fermer la croisée, et dit àWilhem en passant
près de lui:
Mes affaires avant les vôtres.
wiLHEM , à part.
Il nous trahit!
PALMER, s'avançant rapidement vers Hermann, dit en le désignant :
('elui-là, le prince Hermann, qu'on a fait le mari de la reine, aj)prencz...
Éric, aidé des Valets, se précipite sur Palmer, lui ferme la bouche avec un mouchoir et le fait enlever. La foule s'émeut et cache par son mouvement l'enlèveinent de Palmer.
WILFRID
C'est donc là le prince Hermann ? {Allant à lui et lui arrachant le masque.) Moi, l'amoureux de la reine, prince Hermann, je l'insulte, je te délie! La foule se précipite aussitôt sur le prince Hermann pour le défendre.
HERMANN , portant la main à son èpce.
Laissez, laissez, je saurai bien me défendre, quoi qu'en disent Charles Xll et ses statuts. LA REINE, se démasquant.
Non, prince! moi, la reine, je veux qu'il soit fait prompte et sévère justice.
On se jette sur Wilfrid.
LA COMTESSE , Je démasquant.
Malheureux! vous vous êtes perdu!
Avii.VRii», regardant la Comtesse.
Ou'eiiicndsje? ô bonheur! ce n'est donc pas vous qui êtes la ruine*
LA MAIN droite: KT LA MAIN GAUCHE.
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