SCÈNE VIII
Les mêmes, LA REINE Palmer reste immobile.
RODOLPHINE , à çenoux aux pieds de la reine.
Soyez bénie par le fils et par la mère. Vous avez fait grâce de la vie à tous les deux. LA COMTESSE , à genoux de l'autre côté. Merci ! ma noble mère, pour la première fois que je vous donne ce nom.
LA REINE
Ne remerciez que Dieu. La reine signe IfS grâces, mais c'est Dieu qui les dicte. La grâce avait précédé l'abdication.
PALMER, dont l'émotion a crû, d'instant en in.
stant depuis l'entrée de la reine, dit, incliné
et à demi-voix :
Longs jours à votre glorieuse majesté! le dernier de vos sujets vous crie dans la poussière : Longs jours à votre glorieuse majesté! Non! vous n'abdiquerez pas! la mère de notre enfant doit rester une reine grande et respectée. Régnez et pardonnez.
Il déchire l'acte d'abdication, et il est relevé par la Reine avec affection et dignité.
LA REINE, à Palmer.
La reine et la mère sont à votre merci. Que voulez-vous ?
PALMER
Je solliciterai de votre majesté une faveur, un dernier bienfait, qui adoucira pour moi l'amertume d'une séparation commandée par le devoir.
LA REINE
Parlez. C'est accordé.
Palmer présente à la Reine Wilfrid et la comtesse de
Leuvenbourg.
LA REINE
Qu'ils soient plus heureux que nous !
WILFRIO.
Eveillez-moi, ma mère 1
LA COMTESSE
Quel bonheur! je ne serai jamais reine. Rodolphine donne le bras à son Fils, Palmer à la Comtess.'.
ROnOLPHINE.
Et nous maintenant, en Allemagne.
HERMANN , à Rodolphine.
N'oublie pas mes fleurs lu-bas.
wiLFRU), à la Comtesse.
En Allemagne! avec vous, mon amie.
LA COMTESSE
Avec vous, mon père!
LA REINE, A Uermann. Et nous... allons régner!
FW.