BRICK, RAOUL, LÉONA
BRICK
Moi aussi !
RAOUL
Eh bien! dresse la table, fais un grand feu. BRICK, désignant l'armoire de gauche.
C'est que l'armoire au linge et aux couverts est toujours fermée ; il emporte la clef.
RAOUL, enfonçant Varmoire.
Tiens, prends, dépêche.
BRICK, à part.
En voilà un qui sait vivre! parlez-moi de ça.
11 dresse la table et sert un pâté, une volaille , du vin.
RAOUL, tandis que Brick arrange la table.
Oui, ma bonne tante, comptez sur le dévv» •>«
ment de votre neveu.
BRICK , à part.
Il me fait l'effet d'un neveu bien chaii»/^
RAOUL
Grand feu, bonne chère, bruyans plaisirs î '*
En avant, en avant I
HAOUL. On s'assied, on déjeune.
Allons, ma chère tante, placez-vous là près de moi ; déjeunons. Et loi, mon pauvre Brick, mange en nous servant.
BRICK
Avec reconnaissance, monsieur.
RAOUL, bas à Léona.
Léona , je vous en prie , du courage ; oubliez le passé; prouvez-moi que mon retour vous rend heureuse.
iiîoNA, après avoir soupiré, et regardant Raoul. Oui, allons, je le veux.
RAOUL , à Brick.
A boire!
Brick sert, et mange avec une avidité comique.
BRICR, d part.
Est-ce que ce n'est point un rêve? suis-je bien éveillé? est-il bien vrai que je déjeune? serait-ce possible? n'est-ce pas une illusion? (// mange.) Is'on, non, c'est la réalité, une réalité de pâté de foie gras !
RAOOL.
Encore à boire.