‹ [Magasin théâtralChapitre 144 sur 1545 · L'ÉTRANGER, GUILLAUME · texte numérisé non relu

L'ÉTRANGER, GUILLAUME

l'étranger, entrant par la première porte latérale à droite. L'heure approche, prince.

GUILLAUME. L'heure, elle est venue déjà... l'heure tant souhaitée... tant attendue.

l'étranger. Je ne vous comprends pas.

GUILLAUME. Quand il te plaira venir saluer ma fille dans mon palais d'Amsterdam , tu y seras bien reçu.

l'étranger. Vous l'avez donc retrouvée ?

GUILLAUME. Elle m'attend dans la voiture qui va nous emmener ; lu es libre, ta besogne est faite, et je ne t'oublierai pas... Adieu... [Revenant sur ses pas et lui' donnant la main. ) Ou plutôt au revoir.

IL sort précipitamment par le fond.

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L'ÉTRANGER, seul.

Au revoir, mon prince. Ah ! Jeanne est déjà venue... Vous l'avez reconnue, prince Guillaume. Les larmes de joie viennent d'inonder votre cœur. Eh bien! alors, pour moi aussi elleest venue l'heure tantsouhaitée, tant attendue.. . J'irai bientôt saluer votre fille, qui doit aussi réveiller en moi de palpitants souvenirs ; et quand je vous aurai bien démontré que vous me devez toutes les joies de votre cœur, je vous demanderai que pour ma récompense vous fassiez chercher l'introuvable maison dans laquelle doit être l'écrit de votre pauvre femme ; et si tout m'accable à la fois, si la maison a été détruite et le papier perdu, vous ne croirez plus cependant qu'il y a vingt ans j'ai tué ma souveraine, puisque je vous aurai prouvé que ce jour-là je sauvais votre enfant.

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