RAOUL, ZACHARIE
RAOUL, venant du fond.
Ëh bien! mon oncle, ma tante est-elle prête?
Zacharie fait à part une grimace d'aversioa ; puis il joue la bonhooiie dans toute la scène.
ZACHARIE
Elle va venir. Elle choisit une robe dans son trousseau... Elle ne s'est pas habillée depuis notre mariage... nous ne sortons pas... nous vivons ici
paisiblement, sans bruit C'est du bonheur
ignoré, mais c'est du bonheur.
RAOUL
Songez donc, mon oncle, que ma tante est jeune; qu'elle doit aimer le plaisir.
ZAï.llAKIE.
Tu m'as supplié de te la laisser conduire, en masque, à ce bal, pour qu'elle jouisse de l'aspect de cotte brillante fête; je te l'ai accordé; je ne sais rien ic refuser, tu as jeté un charme sur
ZACHARTE.
RAOUL
Mon bon oncle !
ZACHARŒ.
Mais j'ai eu tort de te céder ; il aurait mieux valu te coucher, te reposer ; demain, en face de ton adversaire, ta main aurait été plus sûre.
RAOUL
Soyez sans crainte, je puis compter sur elle. Ce serait la première fois qu'elle m'aurait trahi.
ZACHARIE
Cher ami !
RAOUL
Ah ! voici ma tante.
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