SCÈNE VIII
URBAIN, BURDÉUS, GAIRARD, SÉRAPHINE, ANSELME, au fond, tenant un coffret.
GAIRARD, à Urbain qui passe près de lui. Ah ! c'est vous, mon fils ! je vous remercie d'être venu. {Il lui prend la main.) Je suis resté si long-temps sans vous voir!...
On entend des cris dans la rue ; Séraphine s'approche de la fenêtre.
BURDÉUS, allant prendre par la main Séraphine.
Ne vous exposez pas aux regards de ces fous. {Il la ramène sur le devant de la scène. Bas à Gairard en la regardant.) Elle est plus belle que jamais !
GAIRARD, d'un ton contraint.
Oui.
BURDÉUS, de même.
Mais toujours triste... {Haut à Séraphine. ) Qu'avez-vous, ma charmante fiancée? nous trouverons bien le moyen de vous égayer et de ramener le sourire sur vos lèvres. Vous m'apportez en dot votre jeunesse, votre beauté, et les titres de noblesse de la maison Tellez dont vous êtes la seule descendante... Moi, de mon côté, j'ai de l'or, beaucoup d'or... Ayez des fantaisies, je les satisferai... Anselme ! {Anselme s approche et lui remet le coffret. Pendant qu'il l'ouvre, Burdéus dit en montrant Anselme.) Un bon et loyal serviteur, qui vous sera dévoué comme à moi. Voici mon pré.sent de noces... {Il montre à Séraphine de riches colliers et des parures de diamans.) Cela vaut cinquante mille livres... Ne voulez-vous pas les essayer?
SÉRAPHINE
Non, merci.
URBAIN, à part.
Quelle froideur! et comme le visage de mon père est pûle 1
GAIRARD, à Burdéus.
La richespe même de ce présent l'étonné peutêtre et l'cblouit... Ne vous offensez pas de ce refus...
LA FÊTE DES FOUS
BURDÉOS.
Oh! comme elle voudra; je ne suis pas homme à m'inquiéter d'un caprice de jeune fille. (// remet l'éerin à Anselme qui se retire au fond) Monsieur le conseiller, vous avez fait rédiger tous les actes nécessaires et vous avez examiné les titres qui me mettent en possession de la noblesse?
GAIIURD.
Mon secrétaire vous les apporte.
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