SCÈNE III
MARGUERITE, CANDOLAS, URBAIN.
CANDOLAS.
Marguerite !
MARGUERITE
Vous êtes surpris, Candolas ! ma présence vous inspire plus d'étonnement que de joie.
Ah ! ne le crois pas, Marguerite.
MARGUERITE
Ces absences si longues, si fréquentes...
CANDOLAS.
Ohl... les affaires de l'université!...
MARGUERITE
Ne dirait-on pas que monsieur gouverne l'état ?
CANDOLAS.
Cette année je suis le roi dos fous ; j'ai plus de sujets que le cardinal.
MARGUERITE
Mais, votre règne fini...
CANDOLAS.
Je t'appartiens.
MARGUERITE*
Vous voyez, monsieur Urbain, une parole de lui suffit pour me consoler; mais quand il n'est plus là...
CANDOLAS.
J'y- serai toujours, une fois mariés.
MARGUERITE, à Urbain.
Tâchez donc que mon procès finisse. (,A Ccndolas. ) Je vous laisse à vos affaires, monsieur l'ambassadeur de l'université.
* Candolas, Marguerite, Urb«in.
LA FETE DES FOUS
CANDOLAS.
Un baiser au moins.
MARGUERITE
Vous viendrez le chercher.
Elle sort.
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