SCÈNE XI
SÉRAPHINE, CANDOLAS, rentrant par la porte de gauche.
SÉRAPHINE
Candolasl (Elle se précipite vers lui.) C'est toi ! toi ici !
CANDOLAS.
Quese passe-t-il donc, madame ? j'ai voulu sortir du château, et toutes les issues sont fermées ou gardées. Sommes-nous découverts? Et Burdéus?
SÉRAPHINE
Burdéus est mort.
Mort!
SÉRAPHINS
Ces gens que tu as vus m'en apportaient la nouvelle.
CANDOLAS.
Mort! assassiné peut-être!
SÉRAPHINE
Cette nuit, à Dijon.
CANDOLAS.
Ah ! vous m'aviez dit, madame, qu'il ne devait pas revenir !
SÉRAPHINE
Des meurtriers inconnus... Candolas, ton silence m'efifraie, ton regard me glace de terreur... Ce meurtre te surprend, t'épouvante comme moi ; mais tu m'aimes toujours! [iille s'attache à lui.) CANDOLAS, la repoussant.
Laissez-moi.
SÉRAPHINE
Oh vas-tu ?
CANDOLAS.
Un meurtrel... Laissez-moi, vous dis-je ! laissez-moi!... Ici le pied glise dans le sang.
SÉRAPHINE
Tu ne peux pas me quitter...
Pas un moment de plus avec vous.
SÉRAPHINE
Ils te verraient!
CANDOLAS, tirant son épée.
Que Dieu me protège!
Il va pour sortir.
SÉRAPHINE
Candolas !
CANDOLAS.
Nous ne nous sommes pas connus, madame... Adieu :
1! la rf'pousse et sort.
siiiiAi'iiiNE. tombant accablée.
Ah ! il ne m'aime pas 1
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