SCÈNE XI
Les mêmes , RENÉ.
RENÉ
Il est encore ici... heureusement...
CANDOLAS, le voyant.
C'est toi, René... tu n'étais pas seul...
RENÉ
Non... un homme, un Italien me suivait... Il vient de s'agenouiller là, au confessionnal...
CANDOLAS.
Parle bas... que veux-tu?
RENÉ
Te prévenir du danger qui te menace, malheureu^x* '^ » donné à la justice le signalement de
l'homme qui a été blessé il y a un mois au château de Gimond, la nuit du meurtre... et ce signalement c'est le tien!
CANDOLAS.
Oui.
RBNÉ.
Mais on parle de te confronter avec la veuve de Burdéus... Si elle te reconnaît... Tu sais nos privilèges ; viens, cache-toi sous le masque que nul n'a le droit d'arracher.
CANDOLAS.
Ah! comment prouver mon innocence? ^
On entend du côté de l'église une voix étouffée Candolas fait signe à René et à Marguerite de garder le silence. Ils écoutent.
UNE VOIX, au confessionnal.
Burdéus !
CANDOLAS.
Burdéus I... cet homme, cet Italien qui est là, à genoux , il a prononcé le nom de Burdéus I 0 mon Dieu! est-ce toi qui me l'envoie!... {Il écoute encore.) Va, Marguerite.
MARGUERITE
Je tremble...
CANDOLAS.
Non plus pour moi, je l'espère... Rentre chez toi... René, laisse-moi ici...
RENÉ
Mais...
CANDOLAS.
Ton masque... ton manteau... Ah! maintenant ce n'est pas assez pour moi de sauver ma tête!... Ce serait une lâcheté, et j'ai un autre rôle à remplir!... Va, répands le bruit que j'ai pris la fuite... Je vous rejoins dans un instant... Adieu, Marguerite...
Adieu...
CANDOLAS, à René.
Au jeu de paume ! au jeu de paume
Marguerite sort par la porte de la rue à droite. René disparaît dans l'église derrière les piliers.
VVVVVVVVVVVVVVVVVVXVVVVVVVVVVX'V vvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvv\ v\ \ \v