SCÈNE XI Y
GAIRARD , renfranr par fa gauche; URBAIN, évanoui.
Enfin.... tout e«t prêt pour son (îf^art!... quel ques heures encore, et mon secret est en sûreté... ( Il appelle à voix basse. ) Esbaldi! Esbaldi!... pourquoi n'est-il pas là? ( Il avance et heurte du pied le cor0 d'Urbain. ) Un homme étendu... mort ou évanoui... serait-ce lui que la terreur?... non.... un prêtre!... mon filsî.i. Urbain! qu'y a-t-il donc?... mon fils, reviens à toi... c'est moi, c'est ton père...
URBAIN, se soulevant.
Mon père!... [Il regarde et reconnaît Gairard. ) Ah ! c'est lui !... c'est lui !...
Il se lève.
GAIRARD.
Urbain!... tu chantelles encore!... tu souffres!... quelqu'un!... du secours!...
URBAIX.
Non, personne!... laissez-moi!
GAIRARD.
D'où vient cet effroi? est-ce du délire?
URBAIN
Du délire!... non, non...
GAIRARD.
Qu'est-ce donc?
URBAIN
C'est de l'horreur !
Il sort précipitamment. Gairard reste atterré.
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Le théâtre représente une place publique. A gauche, la maison de ville devant laquelle est un estrade, des fauteuils y sont déposés. Au deuxième plan, à gauche, l'entrée du jeu de ]iaume. Au fond, tine arcade laisant voir une rue en perspective. A droite, au fond, la maison de Claude Gairard, fenêtre praticable avec balcon. A droite, sur le premier plan, la maison du docteur Ballard, fenêtre également praticable avec balcon.