TOM, GUILLAUME, RIPERDA
TOM, à part. Je prends sur moi de te garder ici, Daniel?.. . {Au Prince, qxii vient d'entrer.) Je salue son altesse.
GUILLAUME. Vous savez, officier Tom AVillam, quels ordres j'ai donnés.
TOM. Oui, mon prince; vous avez ordonné qu'aujourd'hui le palais fût fermé pour tout le monde, excepté pour deUx hommes, un hôtelier de Mons et un ])ourgeois nommé René BfTlhol.
GUILLAUME. C'cst bien cela.
Toiu s'incline et sort.
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GUILLAUME, 1\JPERDA, puis TOM.
RIPERDA. Mon.seigneur veut recevoir maître Berihol?...
GUILLAUME. Oui ; il vient de m'écrirc... (Souriant.) Il se croit mon gendre... et je veu,x le recevoir, afin de l'éloigner au plus tôt
avec cette Jeanne que Marie appelle^ toujours...
RIPERDA. Toujours, monscigncur. ..
GUILLAUME, regardant dès papiers qu'il tient à la main. 0 Riperda! si tu n'avais pas découvert ces dates précises conservées sur ces feuilles de registres perdues autrefois dans le pillage... je ne serais pas aujourd'hui forcé de désunir à jamais ces deux jeunes femmes.
RIPERDA. Il faut tout oublier, monseigneur. . .
GUILLAUME. C'est impossible... Riperda, souviens-toi de sa mère.
RIPERDA. Vous avez raison, mon prince.
GUILLAUME. Mou Dieu ! il n'y a qu'un jour que j'ai retrouvé ma fille... et déjà je dois voir couler seS larmes...
TOM, entrant. Monseigneur, le nommé René Berthol demande à paraître devant vous.
GUILLAUME. Officier Tom, faites entrer maître Berthol... [Tom va au fond et fdit un signe ; Berthol parait dans le vestibule au fond, se découvre et reste immobile. ) Toi, Riperda... va trouver Marie... tu me l'amèneras bientôt, et j'aurai la force de faire ce que Dieu me conuuande...
RIPERDA. Bien, monseigneur.
Il -sort lentement en considérant Berthol.
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