DESVARENNES, MAURICE
.MAURICE , entrant. Monsieur Desvarennes .. si matin chez moi !
DESVARENNES Eh ! boujour , luon ch. r Maurice, bonjour... vous voyez, toujours la même activité, et je sais mener de front les plaisirs et les affaires. ( Maurice lui offre lin siéqe.) .Merci, j'aime mieux rester debout. . c'est vous qui aurez à vous asseoir |)Our me donner une petite signature.
MAURICE. Une signature! [A Im-méme.) Ah ! bien ! je le reconnais : la doliance même, il ne nie remettrait pas cinquante francs |)our les porter jusqu'à la rue voisine, sans me demander une petite signature !
DESVARENNES. Vous y êtes, mon bon?...
écrivez. (// lui dicte.) « Je reconnais avoir )i reçu de monsieur Gaspard Desvarennes, » rentier, un portefeuille contenant quatre » cent mille francs en billet de banque. »
MAURICE. Quatre cent mille francs !
ROSSIGNOL. Quatre cent mille francs!
DESVARENNES, tirant de sa poche tm portefeuille. Les voici, vous compterez tout à l'hein-e, écrivez toujours. [Dictant.) « Ceca- » pilai sera porté par moi chez un agent de » change pour y être placé sous mon nom. »
MAURICE, avec surprise. Sous mon nom !
DESVARENNES. Oul, je désire qu'on ne sache pas que je fais cette opération, et je choisis pour dérouter les curieux, un honnête homme employé par moi depuis peu de jours seulement, et dont le nom est parfaitement inconnu des courtiers et des gens d'affaires... poursuivez!... (^icfanf.) « Chez un » agent de change, pour y être placé sous mon » nom sur les fonds espagnols. »
MAUIUCE. Mais ils sont en baisse comme toujours.
DESVARENNES. Vous croyez?
MAURICE. Mais VOUS avez donc reçu quelques nouvelles polili(]ues importantes?