MA(.ASI> I IIIATI'.AI
DKSVAlîtNM-.S. l'cill-ôlic. .. .( iHirl )
Ors notivollcs, quand jo n'en ai pns, j'en fai^. (f'onlinunnl, Intuf.] Kciivo/,, ('crivcz, mon bon... l-cs lioninics icis (jiic moi ne se trompent jamais en affaires... ( Helisam. ) Sur les fonds de lu binque d'Kspagne. (Diclant encore.) « Il est bien entendu que j<' ne » suis on cela ([ue le représentant, le commis » dudit sieur Gaspard Devarennos qui doit » cuui ir seul toutes les cliauces de |)erte et de » bénélice. Paris, le... » et r.Ttera. Comptez les bill'^ts... coniptez! vous signerez âpre*, pour la loinu". .. car, Dieu merci, je ne me délie pas de vous... j'ai confiance .. confiance entière. .. {À lui-même, pendant que Maurice compte les liillets de banque.) Si j'en connaissais un plus honnête homme que lui. c'est n celui-là (pie je m'adresserais... mais je n'eu (onnais|)as... J'ai son honneiu", son n.'çu... sa probité, sa lettre de change.. Allons, dans les affaires-, il faiii avoir d<! la confiance...
MAUKICE, après avoir compté. <.'esl bien cela!... (piaire cent mille...
• ^.ossIG^o^,, à part. Ouaire cent mille francs ! Je n'en deiuHiiderais (pu' la moitié. DESVAI^ENNES. Pardon, mon ami, mais vous avez oublié de souligner la somme, pour la forme. . . vous savez dans les affaires. . . du reste... 'j'ai conliance.
MAURICt:. Souligner... Ah!... {lira à lu tal/le, souh'yne la nomme , tl dit en lui remettant la lettre de change. ) Si jam lis on le vole celui-là.. .
DESVARiiNNES. Ah ça ! iiioj» 1)011, je me recommande à tout votre zèle ; roi)ératinii est urgente, et il faut qu'avant une heure... MAURICE. Je sors à l'instant même!
ROSSIGNOE, à part. Kl moi aussi !
I3ESVARENNES. Vous viendrez me rejoin- • drez au café de la place J)auphiue, cl voulue rapporterez le reçu de l'agent de change. MAURICE. C'est convenu !
DESVARENNES. Ail revoir, mon bon !
MAURICE. Serviteur !
Élisa, Réiiô ft Mirliel «ont rontrns pnr la paiirlio. Pendant («'Ui" ilti ilf «ri'iio, Di'.ivarcnnps loigiK- encore hi jeune tille, la salue à |ilnsienr'; repri'ie^, et sort iii disant :
DE.sVARENiNES. l'.He est ravissante! Ah!
(jue je suis heureux d'être riche! J(; me ferai aimer de celte feiiin«e-là.
ISéné le reirnrdp nvee rolère, el va \ivenieiil ^•l mer la |i(irte sur lui U)rs(|iiil s'eloiffiie.
.se KM-: XV.
.MArilICK, KI.I.^X, UÉNK, .MICHKL, UOSSIG.NOi:
MAI Rici:. allant prendre .s« canne y'/ ami cliiipcnu. Allons, il l;iut que je lui tienne ma j)rome.sse... Parions bien vite pour être bien vile aii.>Nsi de retaiir au|)iès de vous, me.s enfants!
LI>ISA. I'>li bien, à ([uoi pensez-vous donc, mon j èie, vous oubliez...
iMAiRici:. Quoi!...
}-l.lSA. I.a réponse (pie vous di \cz. . .
.MAURICE. Ah! oui, c'est vrai, la réponse au jeune homme {[ui a demandé ta main.:.
MICHEL, à part. Sa main !
MAURICE, regardant la carte. Monsii ur Lionel, rue de Grammont, 25. . Vo\on.s, mon enfant, je suis à les ordres, cpie faut-il ([lie je lui écrive?
éEISa. V.\\\ vous le savez bien, mon père, une ligne, une se.iile... très-polie... m.ii.-i...
MAURICE. Qui lui donne siiti congé, u'eslce pas?
ÉI.ISA. i\lon bon père ..
MAURICE, qui a écrit quelques tnuls. .Vlil mon bon père, tu me cajoles. Tiens, estc(; bien ainsi?
ÉIJSA, après avoir regardé. Oh ! «ine je vous aime, mon pèn-!
RENÉ, virement. Donnez, donnez, monsieur iVlaurice... c'est moi (|ui vais la porter à son adresse.
MAURICE Ah !^ oui, comme intéressé...
Tiens. (// lui donne la lettre.) V.t moi, je vai> porter chez l'agent de chaige les quatre cent mille l'rancs de mon |)alron.
RoSSK.NOf,. à part. iMoi, je ne le perds pas (le vue.
AllcilEi,. Va nous, ni.i petite so'ur. nous allons mettre la table pour le repas de.-, (iitn- (aillo,«.
MAURICE. C'est cela, dépèclieZMUIs, me.s enfants!... Oh! nous ne nous fer(uis pas altcndre. .. Je suis si heureux aujourd'^uii... je me sens lajeiini de vingt an.s... A bient(")t, l'ilisa. à bient(^t...
Il -iirl avec René lîn^siL'Moj le~ Miil. l.r^ il>-ii\ jeiim-^ l^'eii-; niellent le roHvrrl
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