SCÈNE X
Les MÊMES , 7>?ws MICHEL à droite ; on l'entoure.
MICHEL. Mon père! mon père ! j'ai réussi. Pardonnez-moi tous les trois de vous avoir caché mes dernières démarches, mais je crai-
gnais tant Enfm j'ai été entendu, et j'ai
convaincu tout le monde de la justice de votre cause.
tous. Comment ! que dis-tu ?
MICHEL. Je viens du tribunal civil , et le président a donné l'ordre de vous mettre à l'instant, à l'instant même en liberté.
TOUS TROIS. En liberté !
MAURICE. En liberté! Ah! mes enfants...
c'est un songe... un transport de délire.
MICHEL. Non, non, la vérité. Voyez, voyez plutôt.
Il lui remet un papier.
MAURICE. Ah! libre!... l'honneur m'est rendu. Elisa... mon fils... ah ! la joie me suffoque... Si vous saviez. . . Partons! partons! Ah!...
Joie frénétique du vieillard et de tous ceux qui l'entourent; puis Maurice pousse un cri et chancelle.
ÉLISA. Mon père! qu'avez-vous?
MAURICE, les yeux fixes. Oui, la hberté, mais en même temps la mort.
TOUS. La mort !
MAURICE. Elisa , je te l'avais bien dit, il m'a tué, lui, l'usurier... René, veille sur elle!... Elisa... mes enfants... adieu!
Il tombe.
ÉLISA. 0 ciel !
RENÉ. Maurice, mon bienfaiteur! mon père !
TOUS TROIS, avec désespoir. Mort ! mort ! ÉLISA. Et je vais rester seule au monde !
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