SCENE VIII
LIONEL, seul.
A-t-il dit vrai , grand Dieu !. .. et serais-jc en effet aussi vil, aussi méprisable quelui?... Oh ! cela n'est pas... Loin de moi... loin de moi cette affreuse pensée qui m'anéantit et m'écrase ! CethoJinne est maîirede ma destinée, de mon honneur, de ma vie... puisqu'il connaît l'origine de ma nouvelle fortune... J'ai tremblé devant lui tout à l'heure, et je me suis senti glacé de terreur et de honte à la menace de cette funeste révélation... Les paroles de Dominique peuvent me perdre, me renverser de ma position, mais non pas me forcer à me haïr, h me mépriser moimême. Non, malgré mes terreurs, etquoi qu'il dise ce Dominique , cet or je ne devais pas en conscience le rendre à ce fripon de Desvarennes... cet or, depuis qu'il est entre mes mains, je ne m'en suis servi que pour faire des heureux. Enfin, j'ai fait du bien à beaucoup de monde, et je n'ai fait de mal à
personne... Oh! non, non... grâce au ciel, à personne !
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