MONTORGUEIL, BAGNOLET
BAGNOLET. Seul avec lui!... Ah! Dieu! je sens mes jambes qui s'en vont... et je voudrais bien faire comme elles.
MONTORGUEIL. Tu avais donc oublié ma défense ?
BAGNOLET. Oublié... ja... jamais... seulement... je...
MONTORGUEIL. Seulement, si je n'étais arrivé à temps, tu nous trahissais... Mais ma vengeance aurait suivi de près...
BAGNOLET. J'en suis certain... Aussi ça ne m'arrivera plus... Adieu.
MONTORGUEIL. Oli vas-tU ?
BAGNOLET. Mais. .. retrouver ma femme
MONTORGUEIL. Du tout ; je ne veux pas que tu me quittes.
BAGNOLET. Permettez ; il faudra pourtant bien finir par là... je ne veux pas toujours priver mon c|)ousc de son époux.
MONTORGUEIL. Tu scras libre quand je n'aurai plus rien à craindre de ton indiscrétion.
BAGNOLET. Et la Craindrez -VOUS encore bien longtemps mon indiscrétion î
MONTORGUEIL. Cela dépend'
BAGNOLET. Merci!
MONTORGUEIL. Il faut d'abord que je voie une personne que j'attends ici. N'as-tu pas remarqué une espèce d'idiot appelé, je crois. . . Crèvecœur ?. .
BAGNOLET. L'Abruti! non... (A part.) Pourquoi donc faire? est-ce qu'il veut le mettre aussi à la cave ;'
MONTORGUEIL. Eli! ticns... justement le voilà. J'ai à le parler ; attends-moi
BAGNOLET. OÙ doUC?
MONTORGUEIL. Là!
Il indique le pavillon.
BAGNOLET, à part. Là !
MONTORGUEIL. Oui; pour quelqucs instants.
BAGNOLET, sur h' seuil de la porte. Ah ! je le repincerai j)eul-ètre à mon tour.
Il entre dans le pavillon, Montorgucil l'enferme et retir* laclof.
MONTORGUEIL. D'ici j'aurai l'œil sur iuil
LES BOHÉMIENS DE PARIS
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