‹ [Magasin théâtralChapitre 250 sur 1545 · MONTORGUEIL, BAGNOLET · texte numérisé non relu

MONTORGUEIL, BAGNOLET

BAGNOLET. Seul avec lui!... Ah! Dieu! je sens mes jambes qui s'en vont... et je voudrais bien faire comme elles.

MONTORGUEIL. Tu avais donc oublié ma défense ?

BAGNOLET. Oublié... ja... jamais... seulement... je...

MONTORGUEIL. Seulement, si je n'étais arrivé à temps, tu nous trahissais... Mais ma vengeance aurait suivi de près...

BAGNOLET. J'en suis certain... Aussi ça ne m'arrivera plus... Adieu.

MONTORGUEIL. Oli vas-tU ?

BAGNOLET. Mais. .. retrouver ma femme

MONTORGUEIL. Du tout ; je ne veux pas que tu me quittes.

BAGNOLET. Permettez ; il faudra pourtant bien finir par là... je ne veux pas toujours priver mon c|)ousc de son époux.

MONTORGUEIL. Tu scras libre quand je n'aurai plus rien à craindre de ton indiscrétion.

BAGNOLET. Et la Craindrez -VOUS encore bien longtemps mon indiscrétion î

MONTORGUEIL. Cela dépend'

BAGNOLET. Merci!

MONTORGUEIL. Il faut d'abord que je voie une personne que j'attends ici. N'as-tu pas remarqué une espèce d'idiot appelé, je crois. . . Crèvecœur ?. .

BAGNOLET. L'Abruti! non... (A part.) Pourquoi donc faire? est-ce qu'il veut le mettre aussi à la cave ;'

MONTORGUEIL. Eli! ticns... justement le voilà. J'ai à le parler ; attends-moi

BAGNOLET. OÙ doUC?

MONTORGUEIL. Là!

Il indique le pavillon.

BAGNOLET, à part. Là !

MONTORGUEIL. Oui; pour quelqucs instants.

BAGNOLET, sur h' seuil de la porte. Ah ! je le repincerai j)eul-ètre à mon tour.

Il entre dans le pavillon, Montorgucil l'enferme et retir* laclof.

MONTORGUEIL. D'ici j'aurai l'œil sur iuil

LES BOHÉMIENS DE PARIS

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