PAT L
LOPE
Tu comprendrais qu'avant tout tu es père?... que tu ne dois pas enlever à tes enfans innocens la joie d'estimer celle qui leur a donné le jour, et tu garderais le silence ?
MANUEL, de même.
Non plus.
topB, étonné.
Que ferais-tu donc?
Voyons, réfléchis et prononce... qui de nous deux a raison?
MANUEL, les regardant.
Ni l'un ni l'autre... Si j'étais à la place de ce mari... si j'avais une femme et qu'elle se jouât de moi...
LOPE, vivement.
Eh Dien ?
MANUEL, avec force.
Eh bien ! je la tuerais, senor !
Les assislans restent inrli.cJils, MONTALVAN.
Nous voilà bien avancés !
LOPE, examinant Manuel.
L'accent de cet homme a une énergie...
MANUEL
Si c'est là tout ce que vous vouliez de moi, senor...
11 va pour s'cloigner.
LOPE , l'arrêtant.
Un mot encore... ton nom?
MANUEL
Manuel Garcias.
LOPE
Ton état?
MANUEL
Journalier.
Que gagnes-tu?
MANUEL
Le pain de chaque jour, quand l'ouvrage ne manque pas.
LOPE
Eh bien ! s'il arrive qu'un jour tu aies trop à te plaindre du sort, Manuel Garcias, entre à Madrid, va droit à la rue de Tolède, et là demande la maison de Lope del Rida, c'est moi. ..viens frapjier à ma porte, elle s'ouvrira devant toi, et tu iseras le bien venu.
MANUEL
Merci, senor... je n'accepte ni ne refuse... mais dans les jours de malheur on doit être bien aise de savoir qu'il y a quelqu'un qui vous attend pour vous dire: Bon courage!... je me souviendrai de vos paroles... merci.
Il salue et ï'i'loianc.
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