LE MENDIANT
Dieu vous le rende, senora. {Puis à mi-voix et bit remettant furtivement un billet.) De la part de don Gaétan, mon maître.
PATJLA, qui l'a pris vivement, à elle-même.
Je ne m'étais pas trompée. [Puis, s'efforçant de se maîtriser, et le regard attaché sur la porte du cabinet où est son mari, elle congédie du geste le Mendiant, qui s''éloignc lenteuieni par le fond.Paula ouvrant alors le billet d'une main tremblante, lit à mi-voix. ) «Je suis encore en France, où j'attends » de jour en jour la fin de mon exil... D'ici là, » souvenez-vous que je ne vous rends pas votre » parole; souvenez- vous que la preuve du déshon- » neur de votre époux est toujours en mes mains... » Adieu; bientôt vous me reverrez... bientôtje se- » rai vengé.» [Moment de silence ; puis immobile et résignée.) Oh! la douleur ne tue pas... elle m'aurait tuée, moi, qui souffre tant! [Avec transport. ) Non , non , mon Dieu, je vous bénis!... je vous bénis, car vous me donnez du courage pour souffrir... et pour me consoler j'ai mon Inès, j'ai ma lille !
PAULA. 13
tes galanteries ne sont pas très-bien re-
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