L.\L'N.\Y. Ainsi donc elle me trompait
BURNS. Dites plutôt, monsieur, qu'elle avait voulu adoucir im refus par un mensonge innocent. . . Vous vous plaignez de sa réserve depuis mon arrivée?., mais en y réfléchissant, vous eussiez senti qu'avant de se déterminer à un choix duquel dépendra le bonheur de sa vie entière, elle doit au moins connaître ce qu'elle a à craindre ou à espérer.
LAUNAY, lin moment troublé. Je ne sais si je vous comprends, monsieur; mais, s'il s'agit de détails sur moi et sur ma position, me voici jnèt à les donner.
BliiiNS. Je vous écoute.
LAUNAY. Je suis Breton et d'une famille honorable ; mon pèi e est mort capitaine de frégate à Brest... Resté orphelin à quinze ans, j'ai servi comme chirurgien dans la marine royale, que j'ai quittée il y a environs dix-huit mois... quant à ma fortune... (iiisa voix panitt oisihlement émue) elle est facile à vérifier; je possède quatre cents mille francs en rentes sur l'état, et je suis prêt à en fournir la preuve.
nuises. Tous ces renseignemens ont un grand intérêt pour miss Fanny ; mais permettt z-moi de vous le dire , monsieur, venant de vous, ils ne peuvent suffire.
LAL'NAY, violemment. Monsieur... ( *m'6v; plus de calme) monsieur, ceci est une insulte...
BUR\s. C'est delà prudence.
l.AUNW. Et à quel titre, après tout, n.c dcmaiiflez-vous ces détailsy.. quels sont vosdroitssni miss l'anny?.. et vons-méme, qui cto.s-voiis?
Brn\s. l n ami qui veille à son bonheur, pas autre clio=:c.
l.AlîNAY. Ne piii| je pas VOUS dire à mon tour : Venant de /ous , cette réponse ne peut suffire ?
BURNS , a\>ec hauteur. Monsieur , c'est vous qui êtes venu à moi... Je ne vous ai deniandéni de ni'adresser vos confidences^ ni de me croire... J'ai pu consentir à vous interroger, mais sans m'obliger à vous répondre; dès que cette position respective ne vous convient plus, notre entretien est sans but... Adieu...
11 salue et »ort.
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