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SCENE XIII

FANNY, M™« PERSCOFF, HEN- RIETTE, DE BRICHE, PRÉCIGNY,

Baigneurs, qui viennent chacun, de leur côté.

M""" PERSCOFF. Oui, oui, il se trame quelque chose — peut-être un enlèvement, Ca serait pour cette nuit que ça ne m'élonneralt pas. On a profité de la sortie du bonhomme pour avoir un grand colloque avec de nouveaux arrivans. Demandez à ma fille, nous plongions dans la pièce à travers cette glace. Ons'estpris les mains, il y a eu échange de je ne sais quoi, et dès que l'on a pu nous apercevoir, brrrr ! le beau jeune homme a pris sa volée.

M""^ SAINT-ARlVAL, arrivant. Je vous annonce M. de Briche dans tout son éclat.

»■"« PERSCOFF, à sa fille. Allons, mademoiselle, tenez-vous bien et songez qu'il faut en finir aujourd'hui.

HENRIETTE, avec humeur. Il est cause qu'on me tarabuste toujours. Si janials il devient mon mari...

M"" SAINT-ARIVAL , tirant une Lotte de sa ceinture et en offrant ci M"* Perscoff. En prenez-vous ?

DE BRICHE, qui s'est avancé derrière elle. Connnent! du tabac à votre âge. (.7 en en prend une prise,) Voulez-vous permettre?...

M™* SAINT-ARNAL. C'est une habitude d'enfance.

PRÉCIGNY, il part. C'est-à-dire qu'elle fait la contrebande.

DE BRICHE. Je n'en ai jamais pris de meilleur.

FA\i\Y, qui s est approchée de M™^ Saint- Arnal. Et les deux livres que vous avez promise à sir Burns, madame ?

M™* SAIXT-ARNAL, bas. Cliut ! soyez sans inquiétude, il les aura. (Haut.) Y ous avez là ime écharpe de fort bon goiit, ma chère...

FANNY. Elle vient d'Angleterre.

HENRIETTE, vivement. Comptez-vous y retourner bientôt, miss Fanny?

FANNY. Je ne sais, mademoiselle.

PRÉCIGNY. Il y aurait de l'ingratitude.

Nous perdrions un ornement de nos réunions.

3ime PERSCOFF, à de Briche. Ce Précigny est un vil flatteur. (Se rapprochant de madame Suint- Arnal.) Nous avions vu briller quelque chose aux mains de M. Launay... c'est l objet qui tient l'écharpe. Oh I oh ! si ma fille avait l'audace d'accepter jamais rien de pareil!.,

M"« SAINT-ARNAL. Elle lui donnerait sa bénédiction.

îtt'"^ PERSCOFF, à Fanny. Nous regardions que vous avez là, miss, une agrafe magnifique.

M™« SAINT-ARNAL, à Précigny. Elle n'y tenait plus.

Bime PERSCOFF. Je ne vous l'avais pas vue, je crois.

FANNY, embarrassée . Je ne l'ai point encore portée.

ijjine PERSCOFF. La personne qui en a fait choix a le goût exquis, n'est-ce pas. monsieur de Briche. (A toreille.) (jes M. Launay qui l'a donnée, il doit être ri che.

DE BRICHE. Il faudrait savoir si le bijoutier est payé.

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