‹ [Magasin théâtralChapitre 347 sur 1545 · SIR BURNS , EDOUARD , MISS · texte numérisé non relu

SIR BURNS , EDOUARD , MISS

FANiNY.

BURNS, vivement. Que clierchcz vous ici, miss Fanny ?

L AGRAFE

EDOUARD, apec une douceur suppliante.

Ah ! monsieur, par pitié, ne m'enlevez pas cette triste et dernière joie.

FAIMNY, jetant un regard suppliant à sir Burns , et les larmes dans les yeux. Mon père ! . .

BURNS. Rentrez... je le veux.

FANNY. Ab ! mon père!

EDOUARD. Miss Fanny, soyez mille fois bénie, car je n'espérais plus vous voir.

FANNY , sanglotant. J'ai tout entendu.

EDOUARD. Vous me méprisez bien alors?

FANNY. Moi!., lorsque tu rapportes une fortune à mon père... {A Burns.) Méprisable, il eût pris la fuite avec le trésor.... braver le péril de reparaître après la clameur soulevée contre lui, pour le rendre, c'est de la vertu. . . Edouard j . .

Elle se jette dans ses bras.

EDOUARD. Fanny!..

FANNY. Oui, de la vertu.

EDOUARD. O mon Dieu ! tu m'as pris en grâce !

FANNY, apfic amour. Jet'aime, Edouard !

je t'aime toujours.

BURNS , d^ abord muet de stupeur., saisissant le bras de sa fille avec violence. Fanny,. . songez- vous bien à ce que vous faites ?

FANNY. Laissez-moi, mon père, j'ai promis d'être à lui.

BURNS. Vous êtes insensée!

FANNY. Non... oh ! non, ce n'est pas de

la folie... c'est le courage de l'amour

il a bien eu celui du repentir.. .

BURNS. Monsieur, sur votre tête, laissez cette jeune fille.

FANNY. Ecoutez-moi, mon père ; fruit d'un amour secret et malheureux, je n'ai jamais été potur vous qu'un remords ou un embarras... je veux vous en d-élivrer, mon père; dites-vous qu'aujourd'hui je suis morte ; je ne suis plus la fille d'un grand seigneur, mais la femme d'Edouard....

Adieu jusqu'au ciel!

BURNS. Ohl c'en est trop... je ne supporterai pas plus long-temps que vous abusiez de votre puissance sur une malheureuse en délire.

Il lève le bras sur Edouard.

EDOUARD. Point de violence, monsieur, point d'emportement inutile ; ne craignez rien... le sacrifice, le dévouement sublime de cet ange, je ne peux l'accepter... moi qui n'ai pas voulu vivre pauvre... avez-

vous donc pensé que je aie résignoraib à vivre pauvre et déshonoré?... Oh! non, cet anneau... (// le lire de son doigt et va le porter à sa bouche.)

Verslafin de cette scène, Charles et Loaise ont paru au fond.

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