‹ [Magasin théâtralChapitre 36 sur 1545 · VISCONTI, RICCARDO, GASPARDO · texte numérisé non relu

VISCONTI, RICCARDO, GASPARDO

VISCONTI. Que nos archers se portent sur la cathédrale.

RICCARDO. Ils sont en route.

VISCONTI. Je veux passer en revue mes gardes.

RICCARDO. Je viens de leur envoyer l'ordre de se réunir dans la cour du palais.

R iccardo . . . loujouit

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MAGASIN TIlEAinAL.

prévoyant. Il faut, à présent, découvrir qui a gagné Micliielli.

RiCCARDO. Nos espions le découvriront.

GASPARDO , eleourit la voix. Celui qui a gagné Michielli est un liomme dont , il y a vingt-cinq ans, IMarie Visconti a déshonoré la fiancée; celui qui a poignardé Bi abaniio.. l'espion, est un honinie dont, il y a vingt-cinq ans, Marie Visconti a déshonoré la sœur...

VISCONTI. Mais quel homme es-tn donc, toi qui a tous les secrets... toi, l'homme obscur pour qui le peuple s'arme , qui estu?

GASPARDO. Je suis Gaspardo le gondolier... Gaspardo le proscrit... Gaspardo le pêcheur de Plaisance, dont, il y a vingtcinq ans, le gouverneur a tué la feiilme... Insensé, qui as pu croire que les trois hommes frappés du même déshonneur ne se vengeraient pas.

VISCONTI. Malheur à vous tous ! *

GASPARDO. Le ciel est pour nous.

VISCONTI. Non , car il te laisse en mon pouvoir.

GASPARDO. Les deux autres sont libres.

VISCONTI. Je t'a Hacherai leurs noms.

GASPARDO. M'arracher leurs noms... je défie ta torture et ton inquisition.

VISCOMTI. Et moi , je t'y condamne.

Qu'on traîne cet homme à la torture... [les solda/s le saisissent) et demain , je serai vengé. Déjà la cloche a cessé de sonntr. N'esi-ce pas, Gaspardo, que ce silence est effrayant, et le fait pressentir que mes archers se sont emparés de tes complices.

GASPARDO. Vous vous trompez , duc Marie Visconti... mes complices ont repoussé vos archers.

(La cloche commence h sonner avec YÏgaeur.)

VISCONTI. Malédiction î

LE CAPITAINE , entrant. Duc , je vien. d'amener trois compagnies de vos gardes dans la cour du palais.

VISCONTI. Bien, capitaine Fabricio... je vous suis. ( A Riccardo. ) Conduis cet homme, Riccardo, ne le quitte pas... Âh ! je crains une nouvelle trahison.

RICCARDO. Je vous réponds de lui, mon prince.

GASPARD»', levant les yeux au ciel. Seigneur ! laissez-moi vivre encore un jour.

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