‹ [Magasin théâtralChapitre 366 sur 1545 · SCENE XL · texte numérisé non relu

SCENE XL

Les Précédens, SATAN, a\>ec de longues

cornes.

SATAN , aux démons qui s'agitent sur leurs

piédestaux. Arrêtez! laissez-leur cette lutte,

c'est à eux qu'elle appartient , et nous avons

tout

contm

à y gagner. (Montrant la mêlée qnî «^.) Tenez, voyez, ils s'exterminent , et c'est à notre profit : ils nous arriveront tons! { Comhat achurné entre Dlanassès et unsoldat.) ?.iais voyez, voyez donc ! De tous ces Juifs, nouveaux, anciens, honorant Adonaï, se prosternant devant le Christ, il n'en est pas un seul quin'olTre chez lui, là , dans le for intérieur, quelques sacrifices à l'avarice, à l'envie, à l-orgueil.

MANASSÈS, qui vient de recevoir une blessure dans la poitrine. Ohl oh! je meurs... Yoilà donc la protection que nous recevons de toi, de toi... Sauveur! Rédempteur ! . . .

SATAN, a{>ec ravissement. Ecoutez , écoutez , il blasphème!

MANASSÈS , tombant auv pieds d^un des i///o/;fl/cj. Esther! Eslherî c'en est donc fait! adieu.

SATAN. Sa dernière pensée est pour sa maîtresse ! il est à nous.

ESTHER , que Barbatus entraîne. I\Ion Dieul mon Dieu! secourez-moi.

SATAN, le regardant. Ya , va , c'est aussi dans ma voie que tu entres , toi ; défends ta vertu ; nous ne t'en verrons pas moins un jour : dans la vie d'une femme, il y a bien des momens pour le diable.

ihXMXS. frappant Isaac d'un poignard.

Es-tu invulnérable?

ISAAC , lui arrachant son poignard et l'en frappant. Tiens, tu ne l'es pas, loi!

ÉLl.MAS, poussant un cri et tombant aux pieds de Satan. Ah!

SATAN , regardant Tsqac qui se lient devant lui. Quel est celui-là! Ah! c'est toi!.. ceci est ton ouvrage. Porte ailleurs ta malédiction... je te suivrai... Marche, Isaac, marche!...

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