SCENE IV
Les Mêmes, LEBEL, puis ESTHER, le COADJUTEUR, NÉRI.
LE COADJUTEUR. Venez, venez , ma sœur.
M""* DE POMPADOUR. Elle est vraiment fort bien sous ce costume étrange ; approchez , approchez , ma sœur.
ESTHER, avançant. Madame.
SARTINES. Sa voix est douce.
SATAN. Un peu sépulcrale.
NÉRI, au coaâjuteur. Voilà une jeune fille qui peut-être va faire une fortune de tous les diahles.
Les Mêmes, ISAAC.
ISAAC , à la cantonnade. Vous me rendez un plus grand service que vous ne pensez; oui, je parlerai au roi; en attendant, promenez-vous dans les jardins. ( Descendant en scène. ) Pardon , le comte Jean Dubarry, que j'ai rencontré sur la route de Paris, vient de m'apprendre qu'on avait amené ici... {yàpcrcemnt Esther. ) Mais la voici, la voici elle-même. {Allant à elle. ) Esther !
TOUS, bas et l'un à l'autre. Il la connaît.
ESTHER. Ah! oui, c'est vous, c'est bien vous ; je croyais vous avoir encore perdu.
NÉRI, ùas au cuadjuteur. Que dit-elle?
LE COADJUTEUR. Je ne comprends pas.
M™'' DE POMPADOUR, aux autres. Cela est convenu entre eux, sans doute.
ISAAC, la pressant dans ses bras. Mon enfant! mon enfant I oui, c'est moi, moi qui t'aime, comme au temps fortuné de ta naissance et de la maternité de Noéma.
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