SCENE PREMIERE
SATAN, PLUCK, ARIEL, puis LILTTII, Chambellans, Officiers. Grands Dignitaires, Valets-de-Chambre do Diable, Trodpe de Gnomes et de Démons, Jeunes et vieilles Sorcières.
Brait et éclats de rire prolonges.
LiLiTn. Silence donc ! voici le maître. SATAN, en ruhc de chambre et en pantoufles. Bravo ! bravo !... c'est ainsi que j'aime à vous voir; je suis bon prince, que diable ! et je marche avec le siècle. Qu'est-ce que je demande? qu'on m'obéisse en tout, qu'on fasse exactement son service, qu'on paie plus exactement encore ses contributions, et qu'on m'aime si c'est possible!
TOUS. Vive Satan !
SATAN, aux grands dignitaires qui s'avancent aoecleurs purteJeuiUes suus le if ras.. Plus tard, messieurs les ministres. Bonjour, Ariel I bonjour, mon brave camarade....
continue à propager la bonne liannonie dans mes états. {j4ux sorcières.) Quant à vous, 6lles du Sabbat, reines de céans, cette nuit, pendant que j'étais sur terre, vous vous êtes encore furtivement réunies sur le sommet des Pyrénées; ces rassemblemens sont défendus. La première fois que paitîil désordre se renouvellera , je vous ferai charger par l'hydre de Lerne, ou submerger par la pompe à feu de Chaillot.
pi.UCK. Ah ça ! maître, quelles sont donc ces nouvelles curiosités? ce damné qui se dc'-mèle dans celte boîte à poudre ?
SATAN. Louis XV dans son siècle.
PM'CR. El celte immense chaudière d'où s'échappent des tourbillons de fumée ?
SATAN. Celle où s'épure le grand œuvre, celle où je jette péle-mèle et successivenuMit toutes les sotiisos qui passent dans le nuxide depuis qu'il est monde.
PLUCR. Et qu'espères-tu en tirer?
SATAN. Un colosse d'erreurs et d'absurdités.
PLUCR. Son nom?
SATAN. Le dix-neuvième siècle.
LILITH , annonçant. Sa majesté la Mort.
Entre one femme belle et p&le ; elle eit vctae de daoU et coaronnëe d'immortelles.