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SCENE IIL

Les Mêmes, MOLINA.

MOLINA , s'approchant. Que disiez-vous de la religion et de la sainte compagnie de Jésus?

JEAN. Oh! rien, mon père.

MOLINA. Jeune homme, vous savez bien que la religion ne souffre pas...

ANDRÉ. Pourtant...

MOLINA. Silence, hérétique!

ANDRÉ. Hérétique!

MOLINA. Je vous ordonne de vous taire.

ANDRÉ. Seigneur prêtre, j'appartiens à madame la reine de Navarre , et j'nons d'ordre à recevoir que d'elle seule.

JEAN. Père André !

MOLINA. Mon fils, je lui pardonne...

puisse Dieu lui pardonner aussi !

ANDRE , fi part. Laissons ça , nous ne

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pourrions jamais nous entendre... (^fJaiit.) Ah ! voici madame la reine.

MOLINA. INIadaniP la reine...

ANDRÉ. Oui; monseigneur Henri, messire de La Gaucherie et M"^ d'Ayelle l'accompagnent.

JEAN , à part. M"" d'Ayellel... c'est elle qu'il aime à présent , tandis que la pauvre Fleurette...

MOr.iîVA. Je me retire... (^ Jean.) Venez, mon fils, j'ai reçu d'Aiigoulèine des lettres qui vous concernent , et je désire vous les communiquer...

JEAN. Oui , mon père.

Ils sortent.

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