SCÈNE IV
Les Mêmes, PASCAL, ensuite FRÉDÉRIC et CARDAILLAN.
LAZARE. C't'St lui!
PIERRE. Pascal ici!
LAZARE. Il ne faut pas qu'il nous voie... et nous avons encore à causer. ..
JACQUES. Ne nous éloignons pas...
Ils disparaissent.
PASCAL. Pascal, m'a dit monsieur de Clamarins , tu m' pnix |)lus rester près de moi, madame Renaud ne le veut pas... Il faut nous séparer; mais de loin lu peux encore
PARIS ET LA BANLIEUE
in'être bien utile... Gervais, qui depuis vingt ans veillait à Toulouse sur mon fils, Gervais vient de mourir, et c'est à toi désormais que je transmets cette mission... C'est à toi aussi que je confie ma fortune dont je ne puis disposer ouvertement en sa faveur, entouré, dominé comme je le suis... par madame Renaud... Et il m'a confié des sommes énormes, et chaque fois que je vais le voir, il me remet un nouveau complément, un nouvel à-coniple, et bientôt je pourrai tout placer sur la tête de ce fils bien aimé... Tout est entre mes mains... tout... C'est honorable, c'est beau, c'est glorieux !... Mais c'est bien embarrassant... {Ilmet le parle feuille dans la valise, qu'il oublie de fermer.) Aussi, je viens me fixer à la banlieue, loin du bruit, loin des industriels ; je ferai venir notre cher enfant, et son pauvre vieux père pourra venir le voir
en secret Pourvu que Dieu lui prête
vie!...
CARDAILLAN, sortant du café. Que voisje!... Eh! c'est vous, monsieur Pascal!
PASCAL. Ah! serviteurde tout mon cœur... je viens. ..
CARHAILLAN. Est-cc déjà pour ma rente viagère ?
PASCAL. Non, non...
CARDAILLAN. C'est justc. Ce n'cst que demain l'échéance... il faut encore que je fasse légaliser mon ceriifirai dévie... et il se trouve qu'il me manque une signature.
PASCAL. Eh bien! est-ce que je ne suis pas là pour attester que vous êtes vivant...
CARDAILLAN. Comment! vous seriez assez bon pour attester que je suis vivant?...
PASCAL. Je vous donnerai ma signature.
CARDAILLAN. Vous?
PASCAL. Certainement...
CARDAILLAN. Ma foi, je veux bien.
PASCAL; il prend sa valise qxCil a laissé ouverte, et le portefeuille tombe à terre sans qu'il s'en aperçoive. Entrons. . .
CARDAILLAN. Après vous, monsieur Pas- ' cal, ..
PASCAL. Merci.
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