LE MARÉCHAL, MAURICE
MAURICE. Les misérables ont pris la fuite, . . et le reste des égorgeurs a perdu nos traces.
LE MARÉCHAL. Quelle trahison ! les infâmes !
MAURICE. Vos genoux chancellent, les forces vous manquent.
LE MARÉCHAL. Ail! la rage remplacera celles que j'ai perdues.
MAURICE, avec di&espQir. Les lâches!...
Oh ! quand j'ai vu dans que^s rangs odieux je me trouvais, j'ai reculé d'horreur, j'ai volé à voire secours.
LE MARÉCHAL. ïu m'as arraché à leurs poignards... Sans toi, jeune homme, ils me massacraient.
MAURICE. Ah ! vous ne périrez point; Dieu et moi nous veillons sur vous.
LE MARÉCHAL, lui tendant la main. Noble jeune homme ! quel courage. . . quel enthousiasme... {Bruit au (/e/;ors.) Qu'en tends-je?
MAURICE, avec effroi. Quelles clameurs féroces!... et plus d'épées, plus d'armes, plus rien!...
LE MARÉCHAL, d'un ton ferme. C'est trop lutter contre le sort. Les assassins veulent mon sang, qu'ils entrent; laisse-les frapper. Je leur ai montré comment un fidèle serviteur du roi savait se défendre. . . je leur apprendrai comment il sait mourir.
MAURICE. Non... non... il faut me suivre... (7^ veut entraîner le Comte.) Votre vie n'est pas à vous, elle est au roi. .. la sacrifier serait une félonie...
LE MARÉCHAL. Ah 1 tu me dictes mon devoir... Mais par où fuir?
MAURICE. De ce côté... (// va sur la droite.) Ciel! des furieux en armes...
LE MARÉCHAL, montrant les Malandrins qui enfoncent les portes. En face... la mort !
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