SCÈNE V
Les Mêmes. LAMBERT, HÉLÈNE suivis de quelques serviteurs .
LAMBERT, entrant. Courage, courage, amis. . . Hélène et Lambert ne vous abandonnent pas.
GROS-RENÉ. Lambert 1... Hélène... les amis du peuple.
LAMBERT. Oui, VOS amis... Hélène vous apporte des provisions.. . et moi, mes enfants, jeviens pour vous guérir... A elle la mission de charité... à moi le devoir du médecin.
A la vue de Lambert et d'Hélène, les malades se sont traînés jusqu'à eux.
TOUS. Vive Lambert ! vive Hélène !
Tout en parlant, Lambert a prodigué des soins à quelques malades, les a fait placer sur des civières, et a fait distribuer des aliments.
HÉLÈNE, avec inspiration. Plus de larmes, plus de désespoir. . . la clémence de Dieu vient enfin s'étendre sur vous... les temps sont accomplis... voici l'heure de la délivrance... Dieu va chasser h la fois de Paris l'étranger et la peste noire.
GROS-RENÉ, chasser nos deux fléaux !
HÉLÈNE. Vous qui souffrez, prenez courage, vous ne mourrez pas.
TOUS. Vive Hélène!
LAMBERT. Hélène a raison, la science avait signalé ces heureux résultats.. . déjà l'air est plus pur. . . la famine va disparaître de cette terre désolée... le fléau diminue... désormais, plus de contagion, plus de mortalité... Oui, peuple... Hélène a dit vrai, ceux qui souffrent encore, ceux-là ne mourront pas.
GROS-RENÉ. Hélène est une sainte.
HÉLÈNE. Ce n'est pas moi qu'il faut glorifier. Vous tous, qui m'écoutez, confiez-vous dans le ciel, et pour achever votre guérison, venez avec moi prier Dieu dans son temple.
GROS-RENÉ et TOUS baisent le bas de la robe d'Hélène en criant. Vive Hélène!
HÉLÈNE. Venez ! venez !...
LAMBERT. La foi vaut mieux que la science!... Seigneur, continue à inspirer Hélène... et laisse-moi pour œuvre son bonheur et sa guérison.
Le peuple sort avec Hélène, Lambert les accompagne en veillant sur les malades; alors on voit des truands fuir devant le Maréchal qui eatre suivi de Gisors et de soldats.
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SGÈNE VI.
LE MARÉCHAC, GISORS, Soldats.
LE MARÉCHAL. Compagnons, malgré la fureur de nos ennemis, nous avons pu traverser la ville en vainqueurs; Maurice, à la tête d'une autre partie de nos troupes, s'est jeté dans la campagne, afin de protéger l'abord des murailles... il ne nous reste plus qu'à nous rendre maîtres de cette tour. . . C'est par là que le roi doit venir. . . Songeons à lui faire le chemin libre. A l'attaque! à l'attaque!
France et Montjoie Saint-Denis !
tous. France !... France!...
Le Maréchal attaque la tour. Coups de feu de l'intérieur; il force la porte et pénètre dans la tour, les soldats qui étaient dans l'intérieur fuient en désordre.
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