SCÈNE X
PASCAL, CARDAILLAN, sortant du café.
PASCAL. Là, voilà voire certificat de vie en règle.
CARDAILLAN. Mille remercîmeuts , monsieur Pascal.
PASCAL. Allons donc , mais il n'y a pas de (pioi... le beau mérite d'atîesler que vous êies vivant... est ce que je ne vous vois pas... est-ce que nous ne venons pas de trincjuer ensemble?...
CARDAiLLAN. C est viai , et avec un petit vin soigné... Ali ça, vous dites donc que vous n'êtes plus au service de monsieur d^(jlamarins? que \oiis venez habiter notre petite commune?
PASCAL. Oui, car la banlieue, c'est l'asile des bons ouvriers, desemplo>és à la retraite, des peiiis rentiers, l'asile de la venu enfin... tandis que Paris... J'en 21 mille fois trop de Paris, avec ses voleurs, ses tireurs, et ses omnibus... Pour \ ivre à Paris, mais il faudrait avoir des portes eu bronze , des jioches à cadenas, des oreilles en fer-, ei des cuirasses d'acier en guise de gilet de flanelle...
CAiîDAii.LAN Kli bicu , VOUS scn'z des nôtres... ma foi tant mieux... Au revoir, mon voisin!...
PASCAL. Serviteur (le loiii mou cœur!...
CARDAILLON , /c voyant x'ëloifjner. Prenez garde, monsieur Pascal , voire valise est ouverte...
PASCAL. Ma valise!... ouverle!... juste
ciel.,., est-ce que j'aurais perdu!., .ohl non, non , ça serait trop affreux!...
CARDAILLAN. Qu'avez-vous donc?...
PASCAL. Moi!... rien, rien... {Àpart.)Oh\ je tremble!... {Il ouvre sa valise et bouscule tout ce qui s'y trouve.) Je ne le vois pas!...
CARDAILLAN. Quoidonc?
PASCAL , agité d'un tremblement convulsif. Pt-rdul perdu! mon Dieu!... oh! non, vous ne permettrez pas cela... mon pauvre maître... Voyez donc, mon ami, cherchez. .. là, sur la route... je ne me suis arrêté qu'ici... il était là... c'est un vol, monsieur, c'est un vol! Une valise ne s'ouvre pas toute seule on m'a volé.... volé mon portefeuille... il me !e faut!... {Criant avec désespoir.) Mon portefeuille! Mon Dieu I mon portefeuille !
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