‹ [Magasin théâtralChapitre 486 sur 1545 · CHARLOTTE, ARTHUR · texte numérisé non relu

CHARLOTTE, ARTHUR

ARTHUR. Ah ! voilà des baisers m'appartiennent.

qui

cnARLOTTE. Laisscz-moi , monsieur le comte.

ARTHUR. Qu'avez-vons , Charlotte?

pourquoi me fuyez-vous ?

CHARLOTTE. Je le dois , Je ne vous reverrai plus. ..Je ne veux plus vous revoir... Je me marie.

ARTHUR. Vous VOUS mariez !

CHARLOTTE. Pierre, un jeune homme honnête , qui convient à mon père , qui. . . me convient aussi, m'avait demandée il y a six mois... et... je l'épouse. Tenez , monsieur le comte , reprenez cet anneau...

ARTHUR. Ah ! vous l'épousez !...Et vous l'aimez ? et vous êtes contente ?

CHARLOTTE

Air : Soldat français (de Julien).

Oui, c'en est fait, ah! je voudrais mourir. Auprès de lui la force m'abandonne ; Il faut pourtant me re'soudrc à le fuir : L'honneur le veut , et sa mère l'ordonne. De l'homme que j'osai nommer.

Mon ame ne peut être e'prisc ; Mais sous son nom l'on devra m'eslsmer.

Et si mon cœur ne peut l'aimer,

Je ne veux pas qu'on me me'prise.

Contente.

ARTHUR. Quelle pâleur!...

ARTHUR. Ah! je devine tout! ma

Charlotte !

CHARLOTTE. Ce seul mot m'aôté toutes mes forces : je ne pourrai jamais être à un autre.

LA COMTESSE , en dehors. Avancez , monsieur Bertrand.

ARTHUR. Ah! ma mère...

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