‹ [Magasin théâtralChapitre 489 sur 1545 · BERTRAND · texte numérisé non relu

BERTRAND

Le voilà ! {bis.)

Sa camnagiic est finie ; On u'meurt ^juc d'maladie Dans des guerr's comm' cell's-là.

La voilà ! (^''0

Dieu! comme elle est jolie !

EU' me semble embellie ; Quel trouble je sens là !

CHARLOTTE

Le voilà !

Je vous en remercie!

Pierre , si je l'en prie , Avec nous restera.

{bis).

BERTRAND. Vois-tu , Charlotte , Pierre va rejoindre son réjjiment à Paris, et je luiai dit : 11 fautque tudéjcunesavec nous.

r.iiARi.OTTE. Certainement, mon père, vous avez très-hien fait.

PIERRE. Madame, c'est que je suis bien mal é(piipé pour d<'jenner avec vous.

CHARLOTTE. Comment donc , monsieuJ Pierre , est-ce que c'est là une raison ?

BERTRAND. C'est bien , Charlotte , tu es une brave fille. Pierre , dis-moi , quel vin veux-tu à ton déjeuner?

PIERRE. Ca m'est égal! Mon Dieu, le meilleur.

BERTRAND. Va, sois tranquille !... Et le café, et le petit verre... tu vas voir. (// sonne.) C'est comme ça qu'ils viennent. (A un domestique qui entre.) Dites donc , monsieur Micliel , vous prierez le cuisinier de nous faire à déjeuner pour trois.

LE DOMESTIQUE. Est-ce que monsieur le comte revient aujourd'lmi?

CHARLOTTE. Je ne crois pas : mais c'est monsieur qui déjeune avec nous.

LE DOMESTIQUE. Ah!... monsieur?

CHARLOTTE. Oui , et dépêchez- vous, je vous prie. Monsieur Pierre , asseyez-vous donc : vous devez être bien las.

PIERRE. Oh ! j'ai de bonnes jambes.

BERTRAND. A propos ! moi qui oubliais que je dois remettre en état les pistolets du commandant!... Pierre, cause un peu avec Charlotte : je ne tarderai pas à revenir.

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