L.\ BARONNE. Et uioi , changer de toilette
LA COMTESSE. Nous VOUS retrouveroHS ici , monsieur de Monval ?
MONVAL. Je ne sais, madame, si j'aurai ce bonheur : il faut que je me rende à Paris.
LE COMTE. Eu effet , après une campagne, on est pressé de raconter ses exploits, de montrer ses trophées, ses blessures.
MONVAL. Il n'y en a pas pour tout le monde.
LE COMTE. Comment donc! Demain,
cliez Tortoni , au foyer de l'Opéra,
M. de Monval sera un héros. Il a contribué à la prise d'Ancône !
MONVAL. Arthur!...
LE COMTE. Comme on va fré-mir dans les boudoirs, dans les coiilis.ses , au se»il récit de ses dangers !.. A combien de processions avcz-vous assisté ?
JiB-ïiWOWyAL* Encore une fois, Arthur !... LK COMTE. Il faudra nous envoyai- un exemplaire du journal qui publiera la re- . lation de vos prouesses: cela nous divertira.
MON VAL. D'Aiglemont , ce ton de persiflage. . .
! LE COMTE. Oh , j'ai tort !.. II est dangereux de plaisanter un guerrier tel que ' M. de Monval.
MONVAL , à demi-roioc. Peut-être.
LA COMTESSE. Eh bien ! messieurs , que veut dire cela ?
LA BARONINE. Etes-vous fous tous les deux ?
CHARLOTTE, à puH. Arthur a l'air fâché.
LE COMTE. Ce n'est rien, mesdames, rien qu'un badinage , et M. de iVIonval a l'esprit bien fait.
LA COMTESSE. A la bonne heure! {A demi-roix au comte. ) Mon cher Artimr , mon fils, revenez à vous, et supportez le sort que vous avez choisi, (à la baronne.) Allons, ma chère amie!., ià Monoal , qui lui offre la nid in et la reconduit.) Monsieur de Monval, à revoir !.. Vous êtes l'hôte de mon fils.
MOWAL. Je ne l'oublierai pas.