‹ [Magasin théâtralChapitre 557 sur 1545 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

TORCY, EULALIE, LAVIGNAN.

LAVIGNAN, en entrant, le ctiapeau ù la main. Eh bien! Manuel, il est quatre heures passées, et si tu veux que nous arrivions à temps à Ju-

visy...

EULALIE

A Juvisy !

TORCY, avec mécontentement.

Ah ! ce dîner à la campagne me contrarie.

EULALIE

Et pourquoi donc, mou ami? et qu'est-ce que c'est que ce dîner?

TORCY

Une invitation dont j'avais oublié de te parler.

LAVIGNAN, pendant que Torcy embrasse Eulafte.

Oui, dépêche-loi, car lu sais que M. de Changirou nous a dit que sa femme et sa belle-mère , la comtesse de Brévise nous attendaient à six heures.

EULALIE PONTOIS

EULiLlC , h part, en se détournant avec terreur. M. (le ChaiigironI M^o de Brévisel

TORCY, surpris de ce mouTcment.

Mais qu'as-tu donc, Antonie?

EULALIE

Ce que j'ai... (A part.) O mon Dieu !

Mais oui , je te demande ce que tu as. Est-ce que tu connais M. de Changiron?

EtlLALlE.

M. de Changiron, le gendre de M™" de Brévise ?.. .

TORCY

Le connais-tu donc? (Rélléchissant.) C'est

vrai ! je ne t'avais pas encore dit son nom l et lorsque tu viens de l'entendre prononcer... EULALIE, avec calme.

Ah I Manuel, voilà déjà tes soupçons revenus.

TORCY

Non... mais...

lavig:ïan.

Eh bien! viens-lu?

EULALIE

Allons, pars, mon ami... Emmenez-le, monsieur Lavignan.

LAVIGNAN.

Oui, madame.

EULALIE

Il faut encore que tu t'habilles... (Lui prenant la main et essayant de l'anireràclle.) Adieu, Manuel... TORCY , se détournant avec froideur.

Adieu, Antonie.

EULALIE

Adieu! (A part.) Ahl ne vaut-il pas mieux avoir le courage de mourir que de vivre ainsi ?. ..

(Elle sort.)

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