‹ [Magasin théâtralChapitre 56 sur 1545 · SCENE X · texte numérisé non relu

SCENE X

Les MÊMES, M"" REIS kl] Devenant se placer entre eux.

W"^ RENAUD. Eh bien! quoi donc !

Comment ! une querelle avec ce jeune homme. . . Ah 1 je reconnais bien là la mauvaise tête de mes neveux... il faut leur pardonner, monsieur, et recevoir leurs excuses...

LES TROIS NEVEUX. Nos excuses. ..

JACQUES. Nous, faire des excuses. .. ahl. ..

M'"'' RENAUD, bas. Il le faut, je le veux!.. . (^«M^ Vous v' là dans Paris oii vous n* connaissez personne, ils seront vos amis. ..

LES TROIS FRÈRES. Mais!...

M"'- RENAUD, bas. Allons donc, je le veux.

Jacques et Lazare s'inclinent.

PIERRE, passe à Frédéric et lui tend la main. Monsieur, de tout cœur...

FRÉDÉRIC. Madame, tout est oublié.

M""^ RENAUD. Et soyez bien unis, car vous

devez vous revoir souvent Monsieur le

comte vous enverra chercher à l'hôtel où vous demeurez... mais en attendant, il vous prie d'écrire tout ce que vous savez de votre naissance et de ceux qui vous ont recueilli...

Elle lui indique la table où se trouve du papier de l'encre.

FRÉDÉRIC. Comment! il veut,.

M"" RENAUD, (^est tout simple, il s'intéresse beaucoup à vous.

FRÉDÉRIC, avec joie. Se peul-il!. ..j'obéis, madame, j'obéis.

Il se met à écrire, les trois frères se rapprochent de leur tante.

LAZARE, bas. Oue signifie, ma tante?...

M"" RENAUD. Vous avcz découvcrt que le comte a un fils,

LES TROIS NEVEUX. Eh bien?

M"" RENAUD. Eh bien! ce fils! c'est lui!

LES TROIS NEVEU.X. Lui ! ! !

M " RENAUD. Après .son émotion de tout à l'heure, une crise violente s'est déclarée, et maintenant le comte est au plus mal... le médecin dit que cette crise doit l'enlever en

PARIS ET LA BANLIEUE

vingt-quatre heures... il faut que d'ici-là ils ne puissent pas se revoir. .. Emmenez le jeune homme, occupez-le tous les trois chacun à votre manière, et qu'une fois, du moins, vos défauts et vos vices servent à quelque chose.. .

FRÉDÉRIC, qui a fini d'écrire. Voilà, madame, ce que vous m'avez demandé.

JACQUES. Nous vous fcrons oublier notre brusquerie de tout à l'heur?...

FRÉDÉRIC. Croyez, messieurs, que je ne m'en souviens déjà plus. '

LAZARE. N'importe, nous allons vous payer cent fois fu plaisir le moment de colère dont nous avons été cause. Voulez-vous passer joyeusenunt toute cette journée ?.. .

FRÉDÉRIC. Ah ! messieurs...

PIERRE. C'est décidé! et maintenant,

monsieur, nous ne nous quittons plus.

FRÉDÉRIC. Allons, messieurs, je suis tout à vous.

Il va prendre son chapeau.

M*"" RENAUD, bas. Souvenez-vousqu'ilfaut, si son père l'envoie chercher, qu'il ne rentre pas chez lui, qu'ils ne puissent se revoir pendant ces vingt-quatre heures.

LAZARE. C'est convenu!... partons, messieurs.

TOUS. Partons.

Frédéric et les trois neveux sortent.

PASCAL, rentrant en scène et regardant autour de lui. Frédéric !... où est-il?... où est-il!...

M""= RENAUD. Qui douc, monsieur Pascal?

PASCAL. Personne, personne, madame Renaud... (.1 part.) Oh! je le retrouverai.

'vEableau.

Un théâtre en désordre ; on est en train de

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