ACTE II, SCENE IX
TORCY, doucement.
Eh bien! qu'est-ce que ça me fait, ma brave dame.
Mme DUPLESSIS. Qu'est-ce que ça vous fait? (Se posant encore plus.) Je vous dis que je suis madame Duplessis I TORCY.
J'entends parfaitement, mais quand vous seriez madame Duplessis...
jjme DUPLESSIS.
Madame Duplessis, de Monlbéliard , sur la frontière de la Suisse!...
TORCY, la regardant.
De la Suisse?...
Mme DUPLESSIS.
Ah! voilà que ça vous vient.
TORCY
Et que voulez-vous dire par là ?
M-ac DUPLESSIS.
Comment, ce que je veux dire?... El ma fille, monsieur?
TOnCY', la regardant avec plusd'atteniion. Voire fille, madame?
Mme DUPLESSIS.
IVIa fille qui a abandonné sa pauvre mère.
TORCY
El vous habitiez Monlbéliard , près de la Suisse. .. il y a un au?...
Mme DUPLESSSIS.
Vous l'avouez.
TOllCY.
Oh! c'est impossible!
Mme DUPLESSIS, pleurnichant.
Vous m'avez fait bien pleurer, monsieur, mais si du moins vous la rendez heureuse... Oui, monsieur, aimez-la bien, elle mérite d'être heureuse I TORCY', à part.
Antonio... la fille de celte femme !
Mme DUPLESSIS.
Elle est si belle et si bonne! N'est-ce pas qu'elle est bonne, ma Gornélie?
TORCY'
Gornélie! Ah! madame, vous m'avez fait une horrible peur.
M""e DUPLESSIS.
N'est-ce pas qu'elle est belle, monsieur Dubois?
TORCY
Dubois! Dubois! (Réfléchissant.) Ah 1 j'y suis. [A M""^ Duplessis.) Gornélie Duplessis, n'est-ce pas?
Mme DUPLESSIS.
Oui, et voilà bien long-temps que je vous cherche, mon cher Dubois.
LAVIGNAN.
Je suis débarrassé delà vieille... Voyons, arrive loue.
Mme DUPLESSIS, bas.
El conimcnl va-t-elle, celle chère enfant?
TORCY, à part.
Je n'ai pas d'autre moyen de me défaire de tous deux.
Mme DUPLESSIS,
Est-ce qu'elle serait malade?
TORCY, bas.
Adressez-vous à monsieur.
Mme DUPLESSIS, de même.
Comment? ce serait...
TORCY, de même.
Dubois, en personne. (A part.) Allons trouver Changiron.
LAVIGNAN.
Eh bien! où va-t-il? Ah! ça, est-ce que je suis voué aux vieilles dans cette maison?
(Il va pour sortir.)
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