ACTE IV, SCÈNE III
A moi?
PAUL
A vous.
LE MARQL'tS.
Oh ! ce n'est pas pour la fortune qu'il peut ra'apporler, que je le paierais ce prix-là !
PAUL
Ce qui prouve que vous resliinez beaucoup plus ; en ce cas, écrivez donc!
Moil...
PAUL
Vous... Je pense que Vaudiillan aimera mieux votre écriture que la mienne. Ecrivez: (Le marquis s'assied devant la table et écrit.) Nous reconnaissons devoir à M. Vaudrillan la somme de deux cent mille francs... C'est le prix convenu.
LE MARQUIS, s'arrêiant.
C'est pousser trop loin l'impudence.
PAUL
Non, monsieur... Ecrivez, nous signerons tous deux... Nous paierons chacun noire part... Vous, le salut d'EuIalie... moi, le testament.
Soit!... (Il écrit.) !\Iais qui me répondra que demain vous n'accuserez pas celle inforluuée ?
PAUL
Ma parole.
LE MARQUIS, prêt à déchirer le papier.
Je n'accepte pas.
PAUL
En ce cas , marquis, j'en reviens à ce que je vous ai dit : Il y en a un de nous qui ne doit pas sortir vivant de celle maison,
LE MARQUIS, quittant la table.
Eh bien 1 finissez-en, monsieur.
PAUL
A rinstant même. Permettez que je signe ce papier.
VAUDRILLAN.
Voilà qui me va.