I-ULALIH PONTOIS
Tor.CY, apris un mouvement retenu. Lu femme!
CAMILLE
Je suis vpniio vous (Icmandcr, monsieur, si vous pourriez nous donner quelques rcnscignemens sur la dispaiilion de M. de Cli.mgiron. .
TORCV.
Moi !...
LA COMTESSE
Vons, OU la personne qui est dtîsignéc dans relte letlre.
TORCY
Elle!...
CAMILLE
Vous avez le droit de l'interroger
TORCY
L'interroger?... non, madame. D'ailleurs, je n'ai ptiint à m'occuper de cette lettre. CAMILLE.
V.n ce cas, ma mère , on comprendra qu'après la disparition de mon mari, n'ayant plus de niénagenicns à prendre...
LA COMTESSE
C'est à la justice que nous la forcerons de répondre.
TORCY
A la justice, madame!...
LA COMTESSE
A lajusiice, près de laquelle, dans ma vive inquiétude, j'ai déjà prié M. Gagerot de vouloir bien faire ime démarche...
CAMILLE
Car, monsieur, c'est liorrilile à dire... mais je puiscraindreun crime!...
TORCY
Un crime!... (A part.) Oh! mon Dieu!... mon Dieu!... serait-ce possible... et ces affreuses paroles... qu'elle a prononcées... Tué... volé...
LA COMTESSE
Que dit-il?
TORCY, à part.
Et hier, elle s'est troublée au nom de M. Gagerot... (liant.) F.t c'est à vous, monsieur, que cette lettre était adressée ?
GAGEROT.
A moi.
TORCY
Et c'est vous qui deviez aller à ce rendez-vous dont M. de Changiron n'est pas leve.nu?
GAGEROT.
Oui, monsieur.
TORCY, a\cc un cri de désespoir, O mon Dieu 1 Scrail-rc véritablement un crime?
CAMILLE
Le croyei-Tous?...
TORCY, allant à Gagcrol.
Mais vous devez la connaître, vous, monsieur ?...
GAGEP.OT.
Moil...
Vous!... Diles-moiqui elle est* et dites-moi s'il faut que je la sauve ou que je l'abandonne à la justice des hommes. (Il ouvre la port ifre et appelle.) Antonie...
GAGEROT, regardant.
Grand Dieu !
TORCY
Qu'est-ce donc?
GAGEROT, reculant avec terreur.
Eiîlalie!
LA COMTESSE et CAMILLE.
Eulalie! ^'
TORCY, ne coinpren.int pas.
Eulalie!...
GAGEROT.
Oui, c'est eilel Eulalie Pontoisl...