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I.llt'b ont un intendant, des gardes

IIOI DARD.

l II fi ipoii (|ni les trompe... des paresseux qui passent leur temps au culiarel...

VAI noYEH.

Qu'elles les renvoient, c'est leur alTuire...

IIOCDAIiU,

Mais enlin est-il jusie d'abuser de leur inexpérience... de leur faiblesse ?...

vaûdoyer

Ah! dame!... que voulez-vous?... les gens de» châteaux ont pesé autrefois sur le paysan, et à présent il prend sa revanche. Autrefois le paysan donnait ses sueursel son travail pour des seigneurs qui lui faisaient fécoiukr leurs champs et venaient s'emparer de la moisson, sans se soucier du laboureur. .\ujour(riiui le paysan veut avoir son champ à lui, ( t ne tra\ailler que pour soi-même. Ils ont bien encore, eux autres, les grands noms et les titres pompeux, mais nous possédons leurs terres et quelquefois leurs orgueilkux châteaux; ce qui faitquesi nous ne lesaimons guère,ilsnous le rendent du fond de l'unie !... Aussi, quand par hasard ils viennent à nous poliment, lecha|>eau à la main et le sourire sur 1rs lèvres, c'est pour nous demander noire voix... et une fois qu'ils sont bel et bien nommés, allez essayer de leur demander aussi quelque chose, vous verrez reparaître le d-dain et le mépris!... Eh bien! moi, je veux les dédaigner à mon tour, et je veux les haïr ù mon aise! IIOUDARD.

Les haïr !

MARTIN

Mais, dame!...

VAUDOYER

Oui, les maudire tout haut! Ah! jadis, nous tremblions devant eux, mais la grande révolution est venue qu'a tout nivelé, tout confondu... Les paysans en profilent ! et ils ont raison!

CHAMPUIS.

Ce- 1 bien dit ça !

IIOUDARD.

Mais depuis c'te révoluiion-là, j'avais entendu dire qu'il y a une dix-seplaine d'années, il en était survenu une autre... une autre petite qu'avait voulu que ce ne soit plus le lourde personne, ou que \a >oit le tour de tout le monde ; je croyais enfin qu'il était convenu que le paysan qu'est maître chez lui, à c't' heure, permettrait aux anciens grands seigneurs d'être aussi un pea maîtres chez eux.

VAUDOYER

Tinez, monsieur lloudard, ne prenez pas le parli de ces gens-là...

IIOUDARD, bas.

El vous, monsieur Vaudoyer, n'affichez pas tant voire haine contre eux, vous feriez croire que ce qu'on dit est vrai.

VAUnitVKIl.

El que dil-on, moii'^icnr lloudard?... IIOUDARD.

Que votre foriunc agrandi en même temps que la leur diminuait; que la demoiselle du château est bien belle !...

ACTK I, V TABLEAU, SCÈNE Hî.

VàUDOYnn, se Iraliissant.

Valentine !

HOUDART, avec intention.

Mlle Valenline... et que si vous haïssez tant nos anciens seigneurs, c'est qu'ils ne sont pas disposés à comprendre, comme vous, tout l'avantage qu'ils auraient ù redorer, avec vos écus neufs, le vieux blason do leur famille...

VAIIDO\EI!.

Ceux qui disent cela ont menli... Je déleste les gens du chûtcau parce qu'ils ont fait condamner mon père, parce qu'ils oiU pesé sur nous tous... et Monsieur en ferons tani, qu'il faudra qu'ils quittent le pays !...

TOUS

Oui, oui!...

CHAMPIIS.

Faudra qu'y quittions l'pajs.

GRAIN V'Û'l.

Par ici, père Dominique, par ici ..

WAliTlN.

Tiens! c'est raveugle...

CHAMPUlSi.

Avec c' polisson d' Grain d'Kpi.

VACDO\ER,à Houdard.

Entrons chez vous, monsieur Houdard, pour causer d' cette vente.

HOUDARD

Entrons... (A part.) Et que le ciel protège ces pauvres femmes!...

(Ils entrent à la ferme.)

cooooooooaeoooocooooeooeooooooooooeooccoococoaoo&0O

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