SCÈNE VII
CHARMOULU, puis VAUDOYF.H.
CHARMOULU.
Allons, elle est gentille tout d' niOme, el me v'ià donc chef de famille.
(On enten<l des cris an loin.) PAYSANS, entourant Vand >ycr.
Vive m'Meu Vaudoyer !
CHARMOULU.
Ah! c'est lui... Altenlion.
(Il se place dans un coin ; les cris recommencent.)
VAUDOYER
C'est bien .' c'est bien ! pour mon Jour d'arrivée, je donne campo à tout le monde.
LES PAYSANS, criant de nouveau.
Vive m'sieu Vaudoyi'r ! (Ils sortent.)
VAUDOYER, entrant.
Ah 1 te voilà, loi.
CHARMOULU, chantant et jouant sur son violon. Me voilà! me voilà !
Mevoili!... (Ter.)
(Il fait des (loriturct.) VAUDOYER, l'interrompant.
Assez ! (Charmoulu achève son air.) En Gniras-ta ? (Il passe à la table, et commence à ôtcr ses sacoclies, son hoiniet, etc. — Pendant ce temps, Charmoulu regarde tout autour de lui.)
CHARMOULU.
La musique ne plaît pas à monsieur ? alors repose-toi, cher Pagani. Mazclte ! c'est encore une fameuse acquisition de plus que c'Ie ferme... Le Vaudoyer sera bientôt maître de tout le pays. Nous tournons uu marquis de Carabas... A qui celte belle farme?... à M. Vaudoyer I... A qui ces belles prairies?... à M. Vaudoyer!... A tiui ces biaux moutons?... ù...
VAUDOYER , impatient.
Voyons, en deu\ mois, que me veux»luî
CHARMOULU.
En deux mois?... la moitié de ce que l'a.i, el v'Ià tout!
VAUDOYER
La moitié ?
CHARMOULU.
Pas davantage. .. Je ne veux que ce qui m'est dQ; mais je le veux.
VAUDOYER
Ce qui l'est dOI 7
CHARMOULU.
Il parait que t'as la mémoire courte, el qu'y
faut le la rafraîchir; eh ben ! écoute donc... Un
jour, il y a de ça... vingt ans... nous étions jeu»
nés tous les deux, toi surtout... paresseux... tous
les deux... et assez mauvais sujets... tous les
deux...
▼AUDOYBR.
Enfin?...