LES MÊMES, VAUDOYER
RAOUL , allant au devant de lui.
Monsieur Vaudoyer...
VAUDOYER, froidement.
L'heure est écoulée, monsieur...
RAOUL
En effet.
VAUDOYER
Et comme on n'a pas daigné m'informcr de ce qu'on a résolu...
RAOUL
Vous êtes venu vous-même... et vous avez bien fait, monsieur.
VAUDOYER
Vous... trouvez...
RAOUL
Sans doute, puisque c'est une réponse favorable que nous avons ù vous faire.
VAUDOYER
Une... une réponse favorable!... Eh quoi!...
vous acceptez... Madame la comtesse daignerait...
(Il s'approche de la comtesse, qui fait un mouvement
de douleur.)
VALENTINE , vivement.
Vous nommer son gendre... Oui, monsieur. VAUDOYER, au comble de la surprise et de l'émotion.
Se peut-il?... Eh quoi !,.. madame... monsieur le comte... vous consentiriez... Oh! c'est plus que Je n'osais espérer... Croyez, mademoiselle, que je sais api)récicr tout mon bonheur... ( Valentiue s'incline. — A Raoul.) Monsieur le comte, nous avons ù oublier l'un et l'autre, et je suis trop heureux pour ne pas commencer le premier.
RAOUL
Je ne me souviens de rien, mon cher inonsieur Vaudoyer.
( Il lui tend la main un peu négligemment.) VAUDOY'ER , pressant la main du comte.
Bien ! bien !... (A la comtesse.) Permetlez-moî , madame, de vous remercier de l'honneur que vous me failes en me recevant dans votre famille...
LA COMTESSE
Ce n'est pas moi qu'il faut remercier, monsieur.
VAUDOYER
Comment ?
LA COMTESSE
C'est elle , c'est ma fille, dont la volonté seule pouvait décider ce mariage.
LKS PAYSANS,
YAUDOYBB.
Sa volonté!... i A part, ) Que s'cst-il passé, alors?...
PAYSANS , au dehors.
Vive M""» la comtesse!
JOSEPH, entrant.
Monsieur le comte, voilà tous les gens du vil- Ijge qui accourent de ce côté !...
j 4jjmmtguumn[inmiinnirtTïïnTmrn" il '' "n.wn.«ft