SCÈNE V
Les Mêmes, moins LUCIEN, on Domestique.
RAOUL
Son Gis... et il disait vrai, sans doute... cette femme ne sait rien... nul renseignement ne peut nous \enir d'elle.
lA COMTESSE.
Non... cette dernière espérance nous échappe... et bientôt... il nous faudra quitter cette demeure.
VALENTINE
Oliî non... non... rassurez-vous, ma mère... vous ne vivrez pas pauvre et malheureuse !... on ne vous arrachera pas votre fils!... mon sort est fixé, maintenant !... je n'hésite plus, et ce mariage qui m'était offert... eh bien !... je... je l'accepte!...
RAOUL, avec joie.
Tu consens?...
VALENTINE
C'est pour toi, c'est po.ur te sauver, ma mère... ( A pan. ) pour nie sauver de moi-môme, de cet amour coupable, que mon père maudirait de sa tombe !
LA COMTESSE, à part.
Mon Dieu 5... c'est lui, lui que je préférais, qui u perdu notre fortune et compromis notre honneur!... Le sacrifice de cet ange est mon plus grand châtiment, Seigneur !...
VALENTINE, vivement.
Raoul, il ne faut pas retarder davantage l'instant qui doit rendre l'honneur et le reposa noire famille... Il faut... il faut prévenir M. Vaudoyer, lui dire que nous acceptons son offre, que je suis prêle à lui donner ma main !... Tu seras heureux, Raoul; ma mère... lu seras heureuse !...
LA COMTESSE
Ma fille !... ma fille bien-aimée!
JOSEPH , entrant vivement.
\oici M. Vauduyir.
VALENTINE , avec efrioi.
Lui ! déjà !
LA COMTESSE
Du courage, ma fille! du courage!
RAOUL, t)as, à Josppli.
Cours chez le notaire, qu'il vienne à l'instant.
JOSEPH
Oui, monsieur.
RAOUL
Qu'on prépare tout au château... Ce soir, nous signons le contrat de votre jeune maîtresse.
JOSEPU.
Le contrat de mademoiselle?...
IIS rtiiAyi.
RAOUL
Oui... Annoncez-en la nouvelle dans le pays, et que ce soir tout le monde puisse entrer dans le parc.
JOSEPH
Oui, monsieur, j'y cours.