PROLOGUE, SCÈNE XII
KEnOUAN.
Ah ! laiil mieux!
(Il lui donne un coup de poiii}; ) PORMC.
Parrain... parrain... doucement... Tanl pis... je voulais dire tant pis!
KÉaOUAN.
Mais me diras-tu ce ([ue tu es venu faire ici?...
PORNIC
Eli bieni voili : hier, mamselle Louise...
KÉUOUAN.
Ma fille I Est-ce qu'il lui est arrivé quelque chose?...
LCCILE.
Louise!... ils parient de Louise...
(Elle s'approche.) PORNic.
Elle a fait comme qui dirait un petit paqueL . puis elle m'a dit comme ça : « Je vas passer quelques jours chez raaiante, à Guérande. »
KÉnotAiV.
Eh bieu! après ?...
PORMC.
Puis, elle a ajouté : « Si, lorsque mon père reviendra des courses, je n'étais pas revenue, tu lui remettras cette lettre, d
KÉROUAN
Cette lettre?... Pourquoi donc me l'upportes-tu ici?...
C'est qu'en médisant ça, mamselle Louise avait la voix étranglée, les yeux trempés... et j'ui eu peur. . Alors j'ai pris la carriole, attelé Lambine, et je vous ai apporté la lettre.
KÉllOUAN.
La lettre... (Appelant.) Madeliiie, Madoline !... Où est-elle à présent ?... Imbécile, qui m'apporte cette lettre... Tu sais ben que je ne suis p;is lire. Madeline !...
LtCILE, s'appiochant vivement.
Ne puis-jela remplacer, père Kérouan?
KÉRDUAX.
Comment donc? ça me fait honneur et plaisir... Vous êtes l'amie de Louise... et b'il lui est arrivé un malheur... je suis bien sur que ça vous fera de la peine... (Il s'apeiçoii que Pornic regarde avec curio»iii5.^ Eh ben! qu'est-ce que lu fais là, loi?...
(Il prend Pornic par roveille et le mène au fond.)